Archives pour la catégorie Coaching. Confiance en soi. Doutes. Émotions. Peur. Peurs

Le monde ne nous renvoie pas forcément qui nous sommes… mais ce que nous pensons être.

L’IA me l’a rappelé récemment :

elle ne dit pas “ce qui est vrai”.

Elle reflète notre état d’esprit, notre langage, nos postulats.

Et si, dans le leadership comme dans la vie, il se passait exactement la même chose ?

Nous n’interprétons pas le monde tel qu’il est,

mais à travers la grille de nos convictions internes.

• Si je crois devoir constamment prouver ma valeur,

je m’engage dans des situations où je me justifie.

• Si je doute de ma légitimité,

je remarque davantage les signaux qui confirment ce doute.

• Si je me perçois comme une ressource créatrice,

je repère plus vite les solutions, les opportunités, les alliés.

Ce n’est pas de l’optimisme naïf :

c’est un mécanisme cognitif puissant,

le biais de confirmation à l’œuvre dans notre posture de leader.

La transformation commence lorsque l’on cesse d’essayer de “corriger le contexte”,

et que l’on ajuste le logiciel interne à partir duquel on le lit.

Changer son environnement sans changer sa posture intérieure

revient à déplacer les meubles sans revoir la structure du bâtiment.

Le jour où l’on assume pleinement sa valeur, son énergie, sa légitimité,

le système autour ne réagit plus de la même manière.

Les mêmes personnes ne nous perçoivent plus pareil.

Les mêmes opportunités deviennent soudain accessibles.

On ne modifie pas le monde en premier.

On modifie l’identité depuis laquelle on le rencontre.

Le leadership, ce n’est pas influencer l’extérieur.

C’est d’abord intégrer une vérité intérieure qui, ensuite, influence tout.

 Je suis Patrick Krzyzosiak, Individual and Team Coach

 Certifié Qualiopi 

 📞 06 62 18 65 73

 🌐 spkenergycoaching.fr

Révéler l’autonomie à chacun

La grâce d’être en vacances c’est le recul. Merci à cette photo, à l’eau, le vent, le soleil et à ses reflets miroir qui évoquent tant mon métier de coach.

Alors voici le fruit de mon recul et ça concerne mon metier,
et c’est une réponse à des questions que je peux entendre : « Vous faites quoi en Coaching ? vous donnez des outils ? J’espère que vous n’allez pas me changer ! ».

🛎️On ne vient pas en coaching pour recevoir des réponses toutes faites, ou des outils ou pour que quelqu’un règle la situation à notre place. Le coach aide à cheminer et parfois le chemin nous oblige à revoir nos mécanismes de contrôle. Ce ne sont pas des outils seuls qui aideront à régler des problèmes.

Certains cherchent des réponses, au lieu d’un cheminement. Certains se mettent en dépendance du coach.

🎁On découvre que le plus grand outil, c’est soi-même — plus clair, plus aligné, plus responsable.

Le coach ne fait pas à notre place mais soutient pour que nous soyons capables de :

— de se poser les bonnes questions
— de se regarder avec honnêteté
— de choisir au lieu de subir
— d’agir sans se perdre
— de dire ce qui doit être dit avec justesse

Un coach ne prend pas le volant.
Il éclaire la route jusqu’à ce que la personne se sente prête à conduire elle-même après avoir accepté de se regarder dans le miroir.

Et ça, c’est un chemin exigeant — que tous ne pourront pas emprunter – mais profondément libérateur.

🔑Parce qu’au bout du compte, la vraie maîtrise,
ce n’est pas de changer les autres.
C’est d’apprendre à se tenir face à eux.

Et c’est là que le leadership naît.
Là que les relations évoluent.
Là que la vie s’ouvre.

Et cela demande du courage, de l’honnêteté avec soi , d’accepter le miroir que tend le coach
et parfois… un peu de silence et de recul pour s’autoriser à agir là où on n’aurait pas fait.

À moi de m’ajuster à mes clients, en leur rappellant leur autonomie et leut rôle actif dans la démarche.

Alors vous l’aurez compris :

Je guide, je n’endosse pas.
Je révèle, je ne compense pas.
Je marche avec, je ne porte pas.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout

À bientôt

Je suis Patrick Krzyzosiak, Individual and Team Coach
Certifié Qualiopi
📞 06 62 18 65 73
🌐 spkenergycoaching.fr

La non communication au sein d’une équipe :

En deux minutes, à l’appuie de cette Vidéo, je vous invite à réfléchir aux bénéfices d’une équipe qui échange réellement. À force de mettre l’accent sur la performance à tout prix, la communication est devenue un concept vidé de son sens. Demandez à votre voisin ce que signifie pour lui « communiquer » : vous constaterez que la réponse manque souvent de clarté. Pourtant, en latin, communicare signifie « partager ». C’est là que le bât blesse : aujourd’hui, la communication ressemble davantage à l’imposition d’un point de vue qu’à un véritable échange.

💻N’hésitez pas à partager vos réflexions ou vos expériences en commentaire

Patrick Krzyzosiak
Cabinet certifié Qualiopi sur les actions de Formation
École Coach & Team depuis 2006, certifiée EQA, membre de l’EMCC
30 ans d’accompagnement et de coaching

7 points essentiels pour répondre aux critiques sur le coaching

Le coaching, bien qu’étant une discipline en plein essor, est souvent la cible de critiques et de scepticisme. Pour un coach, il est primordial de savoir répondre avec justesse et professionnalisme à ces remarques. Voici sept principes fondamentaux à suivre pour gérer ces situations avec efficacité.

1. Informer et sensibiliser avec clarté

Un des premiers moyens de dissiper les doutes autour du coaching est d’expliquer précisément ce qu’il est et ce qu’il n’est pas. Il est crucial d’exposer les limites du coaching, tout en mettant en lumière ses apports concrets. S’appuyer sur des exemples pratiques et des témoignages permet d’illustrer ses bénéfices de manière tangible. De plus, mentionner des études scientifiques validant son efficacité peut renforcer la crédibilité de cette approche auprès des personnes sceptiques.

2. Adopter une écoute active et bienveillante

Face aux critiques, une posture défensive peut être contre-productive. Il est préférable d’accueillir les retours avec une attitude ouverte et constructive. Comprendre ce qui motive les objections et identifier les préoccupations sous-jacentes permet d’engager un dialogue productif. Ces retours doivent être perçus comme des opportunités d’évolution, afin d’améliorer continuellement sa pratique et d’affiner son approche.

3. Adapter son discours aux besoins spécifiques de son interlocuteur

Chaque individu ayant des attentes différentes, il est essentiel d’adapter sa communication en fonction de son public. Définir des objectifs précis et mesurables pour chaque accompagnement permet d’apporter de la clarté et d’éviter toute ambiguïté. Proposer des séances d’introduction pour démystifier le coaching est une excellente manière d’aider les personnes à mieux comprendre son fonctionnement. Enfin, prendre en compte les interrogations et les doutes spécifiques de l’interlocuteur permet d’établir une relation de confiance.

4. Mettre en avant son expertise et son éthique professionnelle

La crédibilité d’un coach repose en grande partie sur son parcours et ses compétences. Il est donc important de mettre en avant ses qualifications, ses certifications et les formations suivies. L’adhésion à un code de déontologie reconnu est également un gage de sérieux et doit être expliqué à ses clients. La transparence concernant les méthodes utilisées et les tarifs pratiqués contribue aussi à instaurer un climat de confiance et de professionnalisme.

5. S’entourer d’un réseau d’experts et savoir orienter vers d’autres professionnels

Un coach ne peut pas tout résoudre seul. Collaborer avec d’autres spécialistes, échanger avec des pairs et participer à des supervisions régulières permettent d’enrichir ses compétences et d’approfondir sa pratique. Lorsqu’une demande dépasse le cadre du coaching, il est indispensable d’orienter la personne vers un professionnel plus adapté (psychologue, thérapeute, consultant spécialisé, etc.). Reconnaître ses limites et rediriger vers d’autres experts est une marque de sérieux et de professionnalisme.

6. Communiquer avec intégrité et clarté

L’éthique dans la communication est primordiale. Il est préférable d’insister sur le processus d’accompagnement plutôt que de promettre des résultats spectaculaires ou irréalistes. Un langage accessible, précis et compréhensible pour tous est essentiel pour éviter toute ambiguïté. Le but est de transmettre une image honnête et réaliste du coaching, en mettant en avant sa vraie valeur plutôt que des illusions trompeuses.

7. Accepter que tout le monde ne soit pas convaincu

Il est inutile d’essayer de persuader à tout prix une personne qui reste hermétique au coaching. L’essentiel est d’apporter une réponse claire et argumentée, sans chercher à forcer l’adhésion. Chaque individu a son propre parcours et ses propres croyances ; certains finiront par s’intéresser d’eux-mêmes au coaching lorsqu’ils seront prêts, tandis que d’autres resteront sceptiques. Et c’est tout à fait acceptable.

En appliquant ces principes, un coach peut répondre avec aisance et professionnalisme aux critiques, tout en renforçant la légitimité de son métier. L’essentiel est de rester ouvert, transparent et éthique dans sa pratique.

A paris le 1 février 2025

Salutations distinguées, 

Patrick Krzyzosiak, Individual and Team Coach

Nouvelle adresse : 124 rue Réaumur 75002 Paris

ancienne Adr : 9, rue du 4 septembre – 75002 Paris.

École Coach & Team depuis 2006, certifiée EQA, membre de l’EMCC 

Certification QUALIOPI QUA006443 9/11/2023 

M : +33 6 62 18 65 73

Mail : p.krzyzosiak@spkenergycoaching.fr

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Le transfert et le contre transfert en coaching et en management

En coaching, les concepts de transfert et de contre-transfert sont empruntés à la psychanalyse, mais ils sont adaptés au contexte de la relation coach-coaché. Ces phénomènes peuvent influencer la dynamique de la relation et impacter le processus de coaching. Quand je coach je parle aux managers de ces 2 aspects car cela leur permet aussi de se poser la question de ce qu’il en est de leur relation avec chacun des collaborateurs.

1. Le transfert

Le transfert se produit lorsque le coaché projette des sentiments, des émotions ou des attentes inconscientes sur le coach. Ces projections sont souvent liées à des expériences passées, notamment des relations avec des figures d’autorité, des parents, des mentors ou d’autres personnes significatives. Par exemple, un coaché pourrait percevoir le coach comme une figure parentale et réagir en fonction de cette perception, soit en cherchant son approbation, soit en résistant à ses conseils.

Exemple : Un coaché pourrait se montrer excessivement dépendant ou, au contraire, se rebeller contre les suggestions du coach, reflétant ainsi des dynamiques relationnelles antérieures.

2. Le contre-transfert

Le contre-transfert, quant à lui, désigne les réactions émotionnelles ou les projections du coach en réponse au coaché. Ces réactions peuvent être influencées par l’histoire personnelle, les valeurs, les croyances ou les expériences du coach. Par exemple, un coach pourrait se sentir frustré, protecteur ou particulièrement investi envers un coaché en raison de ses propres schémas inconscients.

Exemple : Un coach pourrait se sentir irrité par un coaché qui lui rappelle une personne avec laquelle il a eu des conflits dans le passé, ou au contraire, être trop indulgent parce qu’il s’identifie à la situation du coaché.

3. Impact et gestion en coaching

Ces phénomènes peuvent enrichir ou perturber le processus de coaching selon la manière dont ils sont gérés :

  • Pour le coach : Il est essentiel de rester conscient de ses propres réactions (contre-transfert) et de les utiliser comme des indicateurs pour mieux comprendre la dynamique relationnelle. Une supervision ou une réflexion personnelle peut aider à ne pas laisser ces réactions interférer avec l’objectivité du coaching.
  • Pour le coaché : Le transfert peut être un outil puissant pour explorer des schémas relationnels ou des blocages inconscients, à condition que le coach sache les identifier et les aborder avec tact.

4. Différence avec la psychanalyse

En coaching, contrairement à la psychanalyse, l’accent n’est pas mis sur l’exploration approfondie de l’inconscient, mais plutôt sur la prise de conscience de ces dynamiques pour favoriser la progression vers les objectifs fixés. Le coach doit donc rester centré sur le présent et l’avenir du coaché, tout en étant attentif à ces phénomènes.

En résumé, le transfert et le contre-transfert sont des aspects naturels de la relation coach-coaché. Leur gestion consciente et professionnelle est cruciale pour maintenir une relation saine et productive.

Faites en bon usage.

Merci de m’avoir lu

Paris le 1 er février 2025

Salutations distinguées, 

Patrick Krzyzosiak, Individual and Team Coach

Nouvelle adresse : 124 rue Réaumur 75002 Paris

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« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ». Saint-Exupéry

Monsieur KRZYZOSIAK Patrick est certifié Praticien « Coach & Team ».

La formation « Coach & Team » est reconnue RNCP niveau 6 depuis 2016 et certifiée EQA (European Quality Award) depuis 2018 

Chérir tous les instants de la vie à chaque moment

Lettre copiée intégralement de Nicolas Mestre, athlète français décédé à 25 ans après une bataille de 6 ans contre la maladie.

Sa lettre est bouleversante car c’est un enseignement de la vie face à nos difficultés.

Elle circule beaucoup sur les réseaux sociaux et en en prenant connaissance, on comprend pourquoi.

Nicolas Mestre, accompagné de ses proches, se battait de manière acharnée pendant 6 ans contre un sarcome d’Ewing, une forme rare de cancer des os qui touche souvent des sportifs.
Il a laissé derrière lui cette lettre d’adieu avant de nous quitter.
Nous garderons de lui son sourire, tous les souvenirs de moments passés avec lui.Je vous laisse la lire et je joint le lien de la page du journal qui l’a fait paraître :

Lettre d’adieu de Nicolas Mestre :

« Je ne suis plus.
Cette phrase est courte, percutante. Elle est sans doute dure à lire pour ceux qui m’ont aimé et dont l’empathie et la peine les emplissent à la lecture de ces mots, mais la mort fait partie de la vie, et c’est précisément en son caractère éphémère que réside sa beauté.
Comme certains d’entre vous le savent je me suis battu avec acharnement ces dernières années contre la maladie, mais de toute bataille il doit sortir un vainqueur. De toute bataille il doit sortir un vaincu. Et désormais je ne suis plus.
Ne vous y méprenez pas à la lecture de ces mots. 
Le vainqueur ici, c’est moi.
Car s’il est aisé de se laisser aller à penser que la vie est une bataille dont nous sortirons tous perdants car nous la perdrons tous, cette vie, Gagnant est celui qui aura profité de celle-ci dans ses plus simples instants. Et je l’ai fait.
Un paysage, un vent chaud d’été, un coucher de soleil. Un baiser de celui ou celle qu’on aime. La convivialité d’un repas de famille. La chaleur d’une étreinte entre une mère et son fils. L’amour fraternel entre un frère jumeau, sa sœur et soi-même. La fierté d’un père. Le regard bienveillant d’un grand parent. Les fous rires entre amis. J’ai connu tous ces plaisirs. Dès lors comment pourrais-je me considérer malheureux ?
Malheureux que ma vie ait été si courte, je le suis certainement. Il y a des bonheurs que je ne connaîtrai jamais, et que j’aurais tant aimé caresser. Devenir père, voir mon enfant grandir, le voir jouer avec les futurs enfants de mon frère jumeau Sylvain et ceux de ma sœur Julie. Marier la femme que j’aime et nous passer la bague au doigt. Raconter une histoire à son enfant et le voir s’endormir au son de sa voix. Ce sont des bonheurs que j’aurais tant aimé vivre et dont la simple pensée me met le sourire aux lèvres en écrivant ces lignes. 

Mais ne soyez pas triste pour moi. 
Avez-vous déjà réalisé au moment de quitter le lieu de vos dernières vacances à quel point le paysage y est magnifique ? Vous avez passé ces 2 dernières semaines à l’avoir sous les yeux sans pour autant vous en être émerveillé le moindre du monde mais soudain ça y est, vous le voyez. C’est pile au moment de le voir pour une dernière fois que sa beauté vous frappe et vous enivre de tout votre être. Et vous vous demandez comment vous avez pu passer tout ce temps à avoir ce paysage sous les yeux sans jamais vous en être émerveillé pour autant. Mais soudain vous savez. Vous savez à quel point vous être chanceux de l’avoir sous les yeux. Vous l’appréciez enfin à sa juste valeur.
C’est la même chose pour la vie.
C’est souvent le moment où l’on réalise l’instabilité des choses, leur caractère mortel, unique dans le temps et irrémédiable que l’on réalise leur incroyable beauté et à quel point elles étaient précieuses.
À la manière de cet homme qui, avant de s’en aller de son lieu de vacances jette un dernier coup d’œil au paysage qu’il va devoir quitter des yeux, et qui réalise en même temps à quel point sa beauté est enivrante avant de rentrer chez lui, moi, j’ai eu la chance de jeter ce regard émerveillé à la vie chaque jour depuis 6 années.
J’ai réalisé très tôt dans la vie à travers les épreuves qu’elle a mises sur mon chemin son caractère si précieux, et je me suis attaché dès lors à profiter de chaque instant comme s’il était le dernier.
Alors je ne vais pas vous le cacher, ces 6 dernières années ont aussi été remplies de souffrances, telles que je n’aurais jamais cru en connaître un jour. Mais voilà. Aussi remplie de souffrances fut elle j’ai eu une vie. Et j’en ai eu une belle. Elle a été remplie d’amour. De mes proches. De ma famille. De mes amis. Des personnes que j’ai eu la chance d’aimer, et de celles qui m’ont fait l’honneur de m’aimer, c’eût été l’espace d’un instant ou pour une vie.

À travers les souvenirs que vous garderez de moi et continuerez à chérir en vous tout au long de votre vie, je perdurerai, et cette perspective me rend serein alors qu’il est bientôt temps pour moi de m’en aller.
J’ai tenu à vous laisser ces mots, comme une conclusion, un épilogue à ce long et à la fois trop court voyage.

Aimez-vous les uns les autres. Aimez la vie. 
Car moi je l’ai aimée.
Chérissez vos proches. Chérissez mon souvenir mais surtout chérissez les vivants tant qu’ils le sont encore, les morts peuvent bien attendre. 

Et si parfois la présence de mon absence se fait sentir trop forte, alors vivez pour 2, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire et le plus bel hommage que vous pouvez me rendre.

Il est temps pour moi de vous quitter 

Éternellement vôtre,
Nicolas 
Xx »

Lien du journal La Voix du Nord, août 2023

https://www.lavoixdunord.fr/1362131/article/2023-08-14/je-ne-suis-plus-la-bouleversante-lettre-d-adieu-de-l-athlete-nicolas-mestre?srsltid=AfmBOoqXl34LwJ4f6MkMnAKkBfaAV0PwLB94lm0PTgwX2d1DusIb29zo&fbclid=IwY2xjawGRrhVleHRuA2FlbQIxMQABHdNFr4iR–R7mkkKqpgHSFPoydTVT8PDyGeTzkUuNTTbmlg0_-eFVPlpMA_aem_OllUTMeVHxuQJHoZacXMtg#m2yqgxotzb0lxe8hd3p

Patrick krzyzoziak

Coach, habilité depuis 2006

Psychothérapeute

membre d’Emcc

Faire une pause nous renforce

Bonjour à tous,

🌄Qu’est -ce que faire une pause ?
🏞️A quoi sert de s’arrêter quelques jours ?
🌅Pour quoi ? Pourquoi faire?

La qualité de vie passe aussi par ça et par le fait que le n+ 1 ne soit pas un empêcheur de ce repos mérité en passant par les outils « agiles » et vous solliciter pendant votre absence.

C’est souvent que je rencontre des managers qui font la course pour venir me voir à mon bureau, ou qui se connectent en visio sans faire de pause et qui enchaînent les réunions ou qui répondent à leurs mails, en même tant que leur session de Coaching.

Il n’y a pas de morale dans mon post, ou de « messe à suivre » en disant « je suis en vacances, donc je coupe tous les moyens de communication »

Non, j’ai fait un choix et je respecte mon choix : ma semaine je la passe le matin à répondre à mes mails, à écrire des propositions, à faire de la comptabilité, ou à concevoir des slides pour mes interventions suivantes. Puis l’après-midi, c’est pour moi entre balade sur les plages, sports, nautiques et détente. Il peut m’arriver de me connecter tard le soir car je sais que mes nuits seront plus longues.

Je mesure la richesse de cette pause, par l’inspiration que cela procure et de l’absence de culpabilité quand tout est clair.

Ainsi, j’ai repris la plume ou le clavier, j’ai remis de l’ordre à des articles de mon blog, j’en ai encore écris de nouveaux, ce que je ne faisais pas depuis plus de trois mois.

Voyez -vous, une pause est salutaire, et inspirante. Ceux qui pratiquent le yoga ou la méditation en savent quelque chose. On trouve nos meilleures idées dans les temps de pause, d’où mes conseils à des membres de comité de direction de prendre des décisions en étant sûre de ne pas être dans l’hyper adaptation et dans la course 🤓

Bon long week-end à certains d’entre vous et bon ressourcement,

Patrick Krzyzosiak, coach habilité depuis 2006 et membrede l’EMCC

Revenir à soi :

Moi qui utilise le MBTI  depuis 20 ans, j’aime dans le mbti sa simplicité à faire comprendre « que nous avons tous des réactions différentes pour dire la même chose ».                                        

Le test  Firo – B (Myers Briggs Company) auquel je me suis formé en Janvier 2024 pointe la relation entre nos besoins souhaités et nos besoins exprimés. Il renvoit à nous même, et c’est très utile en coaching, notamment pour aider notre coaché à sortir des pièges du triangle de Karpman « sauveur – persécuteur- victime ».  Pour un Coach, tout au long des sessions de Coaching, lorsqu’un coaché est absorbé par les trois rôles inconscients, c’est sans doute la partie la plus compliquée pour l’amener à en sortir. 

3 exemples avec 3 dimensions sur 3 besoins souhaités et exprimés : 

1- besoin d’inclusion

2- de contrôle

3- d’affect

      

Besoin d’Inclusion : 

– Si je souhaite être « peu inclu » en règle général, pourquoi me plaindre si les autres ne viennent pas à moi ou quand je ne suis pas convié à un événement de mon service ? Je ne leur ai pas montré par mon comportement depuis quelques mois ou même années que je souhaitais m’inclure plus. Ils pensent que cela ne m’intéresse pas. Pourtant, me voilà triste ou en colère contre eux. 

Si mon besoin souhaité d’inclusion est élevé mais que mon activité ou mon entreprise crée peu d’évènements et qu’il y a peu de réunions Inter service, je risque d’en pâtir et de manquer de quelque chose d’important.

Besoin de Contrôle :

– Si mon besoin souhaité de « contrôle »  est bas, que je fais en gros ce que je veux quand je veux, mais que je suis nommé manager, cela va nécessiter d’exprimer plus clairement mes besoins aux collaborateurs, de poser un cadre et des attentes. D’exprimer mon besoin de contrôle, d’influencer, et d’accepter les règles de l’entreprise.  Or, ça  va être difficile si j’en n’en n’ai pas naturellement envie et je peux alors désigner mes collaborateurs peu ou moins engagés comme coupables de ce que je n’ai pas cadré et exprimé. À l’inverse quand mon besoin de contrôler est élevé, que mon équipe, en travail hybride est dispersée sur plusieurs sites, mon  comportement pourra leur apparaître comme ne leur faisant pas confiance.  

– Besoin d’affect : 

Si je me plains de ne pas recevoir d’encouragements de la part de ma hiérarchie et des collègues ou aussi de mes collaborateurs, mais que mes besoins souhaités affectifs sont bas, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même car ils s’adaptent à ma façon d’être. Si au contraire, mon besoin souhaité d’affect est élevé, et que je travaille dans un environnement distant, je le vivrais mal. Si mon besoin souhaité d’affect est élevé, j’ai besoin de sentir de la chaleur humaine, de la proximité, de raconter ma vie personnelle et que les autres me racontent la leur. Si mon entreprise n’a pas cette culture, je peux  avoir un choc de valeurs. Quand mon besoin d’affect est bas, je peux apparaître distant à des personnes qui ont des besoins d’affect élevés 

Patrick Krzyzosiak,

Coach, habilité depuis depuis 2006

Management éthique 

Je pense parfois à cette phrase de Gandhi  : « c’est en nous même que doit se faire le changement que nous voulons voir autour de nous. »  Or, c’est comment autour de nous ? La guerre, les horreurs, les morts, l’esclavage d’enfants dans les pays qui fabriquent nos iPhone….la liste est longue.  Je médite aussi sur nos progrès réalisés depuis 50 ans, ces merveilles médicales, la technologie, nos médicaments,  les actes humanitaires dont nous sommes capables. 

Je suis plus que convaincu que si nous voulons changer les horreurs qui nous entourent nous le pouvons. Et c’est plus simple qu’il n’ y paraît car cela consiste à changer son comportement en redevenant attentionné avec la personne devant nous : notre voisin, le serveur de cafe, le vendeur, vos enfants, votre mari ou votre femme. 
En commençant aussi par être attentionné avec nous même, en ne nous jugeant plus et en ne nous comparant plus à qui que ce soit pour ne plus juger quiconque. 

Pourquoi ce point de vue simple ? Je vais tâcher de m’expliquer ici en me référant à la phrase de Gandhi. 
J’ai trop vu de personnes fatiguées et déçues par l’être humain et qui me disent être interrogatives et tristes et révoltées quant à tout ce qui se passe au loin ou dans nos banlieues. Je rencontre beaucoup de personnes préoccupées et fatiguées par les  » luttes » entre collègues au bureau et qui ne supportent plus la pression. Ça a donc fait du bien toutes ces mobilisations qui ont surgi en france et même dans le monde entier : plus d’empathie après les attentats du 7 janvier, plus d’amour aussi. Moi aussi je suis préoccupé et concerné par ce qui est arrivé  et cela me révolte.

Mais on peut s’étonner de tant de bonnes volontés pour une cause qui nous a tous touché alors que nous ne montrons pas cette même bonne volonté dans les petits gestes de notre vie quotidienne. Observons un peu les injustices que nous entretenons dans nos actes quotidiens. Vous voyez ce que je veux dire ? vous savez de quoi je parle quand on observe toutes les impolitesses spontanées dans les transports, ou les dénigrements entre voisins de paliers, les luttes d’influence au bureau, les indifférences à son prochain, les jalousies, l’envie, les mensonges, les peurs …. Qui les entretient sinon nous mêmes ?  soit en tant qu’initiateur soit en tant que victime qui subit l’autre et qui va réagir pour ne pas se laisser faire, et on ne sait plus qui a initié la lutte et le dénigrement.  Moi? Lui ? En tant que médiateur je reste toujours étonné de la puissance des arguments des deux parties qui « se tapent dessus ». Qui croire ? Comme dans mon enfance, lorsque nous jouions dans la cour d’école,  la maîtresse assistait à nos petites colères et nous séparait en nous punissant l’ un et l’autre  en se disant que l’un et l’autre y était bien pour quelque chose  ; j’en viens à y repenser. Au fond, malgré les années, rien n’aurait changé ? 

Observons aussi la télé qui met en avant nos jeunes déjà intronisés « stars » et dont la popularité est d’autant plus forte qu’il s’insultent ! et la liste est longue de jeux de guerre en PlayStation. L’autre jour, alors que je lisais mon quotidien gratuit sur le web,  une publicité de la PlayStation sur le dernier jeux de guerre à la mode me sautait aux yeux ! L’article que je lisais répétait  » plus jamais ça ! Paix sur terre « .  Cette publicité intempestive sur la guerre vantait la guerre ! En même temps ! Qui entretient cela ? nous mêmes  ! Peut être pas moi directement mais un ami d’un ami qui y travaille, un de mes enfants qui y joue.  Autrement dit ce climat de guerre est vraiment entretenu par nous même d’autant que nous persistons à entretenir un avis négatif contre notre concierge d’immeuble ou contre la femme de ménage que nous employons,contre notre belle maman qui nous dérange, contre la nouvelle collègue qui ne nous ressemble pas,  j’en passe et des meilleures. N’avons nous pas remarqué notre propension au jugement ? 

On peut être horrifié par  ce que se passe en Syrie ou en Palestine ou en Afrique ou en Chine dans leurs usines, et maintenant ici chez nous, mais l’hypothèse que je formule c’est que par nos comportements quotidiens nous le rendons possible : nos doutes sur nous mêmes, mais aussi nos jugements sur nous et sur les autres, et répétons le tout haut, nos jalousies, les compétitions qui sont exacerbées depuis notre enfance, notre mauvaise foi…si..si, dans certaines situations, mais aussi en poussant plus loin, notre égoïsme …. Tout ce que nous disons subir qui est à l’extérieur de nous me paraît être un miroir gigantesque de ce que nous vivons en nous et que nous faisons vivre aux autres sans nous en apercevoir tout à fait. 

Le pouvoir que l’on a de changer cela est donc à notre portée  : dire bonjour à son voisin, décider de ne plus l’attaquer en justice (car son chien creuse des trous dans notre jardin).  

Merci Gandhi et merci aux personnes que j’accompagne en coaching car ils me permettent ce recul de tout ce que je viens d’écrire. Et cela me concerne aussi car c’est à moi de faire respecter ce que je veux voire autour de moi : ne pas faire la morale à d’autres sur ce qui serait mieux pour eux, si déjà soi même je continue d’entretenir dans ma vie quotidienne un climat de dénigrement, de jugement, de jalousie, d’envie ou de peur, dénigrement contre moi ou contre d’autres. 

Je dis bien ne plus nous faire la morale à nous mêmes,  car en observant bien l’une de nos journées, nous pourrions constater que nous n’arrêtons pas de nous juger, de nous critiquer et je mesure ô combien de fois nous nous en voulons lorsque nous pensons avoir commis des erreurs ou si l’on estime que nous n’avons pas atteint la perfection. 

Un homme que je coach me disait qu’il était fatigué par les comportements de ses collègues et responsables au bureau, outré de leur mesquinerie. Cet homme le vit vraiment très mal et c’est pour cette raison qu’il a choisi de se faire coacher. Mon métier étant de ne pas le juger, j’ai surtout accueilli sa souffrance et l’incompréhension qu’il subit.  Mais alors que nous avions rendez-vous pour une séance de coaching, un incident salutaire arriva. Il venait de s’en prendre à l’hôtesse d’accueil qui lui avait servi un café sucré alors qu’il lui avait demandé « sans sucre ». La personne de l’acceuil  s’était trompée et s’en était excusée. Sa réaction a été dure, et l’hôtesse s’en est plaint.  J’ai demandé à mon client ce qu’il en pensait. Bien sur il a trouvé tous les torts â l’hôtesse, puis sentant qu’il tournait en rond dans ses arguments et que je n’étais pas convaincu, il a finit pas me parler de son stress à cause de son entreprise etc. 
Mon questionnement l’a amené à réfléchir au fait que si nous agissons tous ainsi, nous ne pouvons alors pas prétendre donner des leçons de morale à ceux qui s’en prennent plus gravement à d’autres car nous sommes aussi mal placés qu’eux. Nous ne pouvons pas les juger ou les condamner si nous mêmes nous continuons à juger gratuitement les autres et à entretenir ce climat. Depuis les attentats de début janvier, il est revenu sur cette histoire et il a décidé de s’observer dans son quotidien avec plus de conscience qu’il ne le faisait auparavant. Il se montre plus sympathique avec ses équipes et il ne cherche plus à convaincre et â critiquer avec véhémence. Il est plus à l’écoute et il leur montre plus d’importance. C’est déjà un net progrès observé, et son responsable le lui a fait remarquer. Cela l’a beaucoup encourage car comme il me dir c’est un  » combat de tous les instants de rester éveillé ».

Combat, en voilà un mot pour entretenir un climat d’amabilité. Alors je lui ai dis de remplacer le mot combat par  » effort  » .  En faisant un effort de respect et en disant :  » désolé, ce n’est pas grave ce n’est qu’un café »,  il aurait pu faire vivre les beaux principes et les valeurs de solidarité qu’il souhaitait voir émerger dans son équipe au bureau.  Il a mieux compris. 
Je vous souhaite une belle année en vous rappelant de faire régner l’empathie et la douceur autour de vous même si c’est un « effort » car rien n’est simple. Cependant, grâce à l’Analyse transactionnelle ( lire l’ouvrage du Dr Eric Berne,  » Que dites vous après avoir dit bonjour ?  » ) on mesure assez facilement que les tensions et les conflits sont les résultat d’un manque de reconnaissance par les autres et….par soi même.  

Alors n’hésitons pas à développer la reconnaissance positive même lorsque le climat se détériore. Car c’est le seul moyen de ne pas se laisser déborder. Un  » Stroke » ( = un signe de reconnaissance – traduit en français-  donc un mot positif pour son voisin, un encouragement envers sa collègue ) a beaucoup plus d’impact positif qu’on ne le croit  car il,en entraînera beaucoup d’autres. 
Patrick krzyzosiak
Paris, le 25 janvier 2015