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« Je pense que », « j’imagine que ». L’interprétation, source de nos tensions relationnelles.  

J’entends en entretien de coaching des personnes me confier leur malaise avec un collègue, un collaborateur ou un manager suite à un refus de communiquer.

Comme si la porte était fermée à double tour. Souvent le dépit y est associé. Ils m’expliquent qu’ils ont essayé de rétablir le lien mais « ils pensent que » l’autre s’obstine dans ses revendications. Sauf que je constate que ce n’était pas un échange basé sur l’écoute mais un déballage d’argumentaires respectifs sans dialogue, sans écoute, voué à l’échec et à confirmer les croyances, obstinations, interprétations ou imagination respectives.

C’est presque comme si nous préférions rester sur nos croyances « que l’autre est vraiment ce que nous croyons qu’il est » plutôt que de trouver ensemble une solution en allant creuser du côté de notre part de responsabilité dans cette non communication : en demandant tout simplement « qu’aurais-je pu te faire ou te dire qui nous a éloigné? ».

Quelles en sont les raisons ?. Que ressens tu  ? « De quoi aurais tu besoin pour sortir de notre situation de non communication ? » Trouve t’il une situation injuste ? 

Et aussi posons nous ces mêmes questions :  Qu’est ce ce ça fait en moi cette situation ? Quelle émotion cela me fait remonter ? S’intéresser à l’autre c’est s’intéresser d’abord à ce que je ressens en moi et à ce que l’autre ressent et Vit dans sa tête, et même dans son corps : tourments, sentiment de dévalorisation, d’être exclu… souffrances physiques…en portant un intérêt à cela, c’est lui montrer de l’intérêt. 

S’en parler à cœur ouvert c’est le premier pas vers la réconciliation car c’est un geste emphatique apprécié qui rapproche. Souvent cela débouche sur des confidences qui permettent le début d’un dialogue.

A l’opposé je constate trop que nous avons tous une grande capacité à interpréter et à imaginer et pas toujours pour le meilleur. Chacun campe sur ses positions et ne fait pas l’effort de vérifier ce que l’autre vit ou ressent et vice versa.

Cela finit  par créer des situations d’éloignement et d’évitement que l’on voit tous les jours au travail, abîmant le climat de collaboration et générant de l’inefficacité.

Cet article est aussi à écouter en audio sur notre chaine de podcast Patrick Krzyzosiak sur Spotify ou google podcast

Je vous souhaite une bonne écoute et toujours d’appendre et de vous développer

À Paris, le 22 11 2021

Nos petits gestes sont des dons pour maintenir la Motivation des équipes dans ce contexte de transformation et de crise sanitaire

Comment maintenir la motivation des équipes dans le contexte actuel où l’inquiétude et l’incertitude persistent, comment redonner envie de « revenir au travail » dans cette période sanitaire incertaine et où les projets de transformation s’accélèrent

Comment s’y prendre sans apparaître « décalé»?

Et si… Gandhi nous apportait des solutions ?

« Et si nos petits gestes étaient des dons rendant les autres plus heureux ? » (épidode 2)

Pourquoi un épisode 2 ? Parce qu’il y a eu un épisode 1 inspiré par une phrase célèbre de Gandhi, que j’ai écrit en décembre 2015 après les attentats de novembre à Paris. Gandhi ? Quelle drôle d’idée pour un coach ? Gandhi, cet homme de paix m’avait inspiré par sa pensée d’abord avec un premier écrit, puis du fait de retours très positifs auxquels je ne m’attendais pas, cela m’a donné quelques idées et cela a enrichi mes accompagnements individuels et collectifs pour accroître la cohésion des équipes en passant par la qualité des liens entre les collaborateurs avec l’avantage d’aider à faire tomber des barrières entre les personnes, et ainsi d’obtenir une plus forte transversalité des échanges, plus de collaboration, et au final, plus d’efficacité au travail et surtout d’envie et de motivation.

Quelle est cette pensée inspirante de Gandhi et qui m’inspire à nouveau pour répondre à des demandes récentes d’entreprises concernant le thème du retour au travail et de la motivation ? « C’est en vous que doit se faire le changement que vous voulez voir en dehors de vous ».Comme je viens de l’écrire, ce nouvel article inspiré par Gandhi, m’est venu à la suite de sollicitations de clients relatives à des questions sur la motivation, plus précisément du Maintien de la Motivation des équipes et du retour au travail dans un contexte de transformation et de crise sanitaire pendant que tout le monde est à nouveau en possibilité d’être réuni, certains ont agit en réunissant le maximum de collaborateurs, mais cela n’a pas donné les élans escomptés, et d’autres hésitent à lancer une action collective étant donné leur contexte de transformation.

Je comprends ce besoin d’organiser des évènements qui réunissent tout le monde car cela nous a tous manqué, et la situation est de nouveau favorable pour le faire. Ces évènements contribuent à mobiliser, positiver, stimuler, mais aussi à annoncer des modifications ou des transformations. Je comprends aussi la nécessité de mobiliser les collaborateurs durant des transformations qui peuvent être mal vécues et qui peuvent impacter l’emploi

Mais j’entends aussi les hésitations des dirigeants à les faire, comme j’ai pu l’entendre récemment : « La grande messe en amphi (possible avec un quota) n’a pas eu l’impact escompté pour motiver les équipes », « Même si notre responsable s’est déplacée tout spécialement ça n’a pas rassuré », ou « Nos bons résultats malgré la situation n’ont pas freiné un phénomène de souffrance au travail », « On préfère ne peut pas trop se vanter de nos résultats car on a réduit les équipes en se séparant de nos CDD et intérimaires et on a demandé plus alors on reste discret avant de leur en demander encore plus », et « On a réussit à maintenir les équilibres même si ça s’est fait avec moins d’effectif donc on peut les en remercier, mais cette réussite a reposé sur certains salariés qui ont été très sollicités beaucoup plus que d’autres à qui on a moins demandé ». 

Il y a donc beaucoup d’hésitations et d’interrogations sur le « comment s’y prendre », dans un souci de préserver le moral des collaborateurs déjà très sollicités.  Certains des responsables que j’ai rencontrés montrent même de l’inquiétude sur les réactions possibles des collaborateurs fragilisés sachant qu’ils ne pourront pas éviter les sujets de la transformation.

Nous avons échangé sur le constat qu’au plus près du terrain, les contraintes sont toujours visibles, la distanciation, les masques, et la limitation des voyages, qu’on le veuille ou non, pèsent sur le moral de tout le monde car cela se voit et rajoute de  l’incertitude et de l’angoisse pour certains. J’expliquais à ces dirigeants que mettre en place des actions de communication basées sur la re-motivation alors que de gros changements vont impacter l’emploi, doit tenir compte des éléments contextuels qui nous entourent, la crise sanitaire, ses incertitudes, les angoisses que cela provoque chez certains, les changements dans nos vie au quotidien, au risque de décevoir et de briser la confiance des collaborateurs et d’être dépassé. 

Car l’immense différence entre « avant » la crise sanitaire et maintenant, c’est que face à l’incertitude générale, un sentiment d’insécurité s’est installé dans nos sociétés, chacun faisant face à sa façon avec ses émotions. Il est essentiel d’en tenir compte si votre projet est de motiver vos équipes.

Dans un climat d’incertitudes qui dure, c’est notre sentiment de sécurité qui est touché, comme lorsque l’on est confronté à un danger. On a alors tendance à se renfermer, à se préserver, on devient prudent, méfiant, et on attend des jours meilleurs. Il y a chez chacun d’entre nous une logique émotionnelle qui nous fait comme économiser nos gestes, nos forces, l’évitement peut être de mise, et notre énergie est plus orientée vers la préservation de ce qu’on possède. On s’en remet au quotidien plutôt qu’aux projets d’avenir car on se demande si on pourra les mettre en place. La prudence est de mise, on décale tout. Plus ou moins tout le monde a été ou est encore affecté par ce phénomène, depuis l’assistante à l’accueil d’une entreprise jusqu’au PDG. Lorsque l’insécurité est présente, que la santé est concernée, nos réflexes d’auto protection s’activent, relayés par l’un de nos 3 cerveaux, le cerveau reptilien. Face à la peur, il défend notre territoire, utilise des stratégies de survie, il cherche à éviter le danger par la fuite et en dernier recours, le  combat quand on s’aperçoit qu’on ne peut plus éviter le danger

A l’annonce de futures transformations impactant l’organisation et l’emploi, une entreprise appuie donc sur le sentiment d’insécurité qui est déjà très sollicité depuis 2 ans ce qui peut entrainer des réactions  de rejet plus fortes que d’habitude. Si le climat est au beau fixe pour une entreprise, vous constaterez que mobiliser les collaborateurs n’est pas aussi facile dans ce contexte incertain car chacun connait un ami ou de la famille qui vit mal la crise sanitaire au sens économique du terme. Dans ce contexte incertain et que des vents d’angoisses soufflent sur le monde, c’est ici que la pensée de Gandhi me revient et serait forte utile en entreprise en ce moment pour passer tous les défis et les difficultés du moment… « C’est en nous que doit se faire le changement que nous voulons voir dans le monde… »…Vouloir dans le monde plus de sérénité, plus d’entraide, de compréhension, plus de positif, plus de joie, plus d’apaisement à l’extérieur ne dépend que de nous. C’est à  nous de changer, en ayant des petits gestes quotidiens qui facilitent ce climat de collaboration, et qui profiteront à tous par le renforcement de notre sentiment de sécurité mutuel. 

C’est à nous de savoir écouter, de faire preuve de patience, de respect pour l’autre, de le comprendre plutôt que de le juger très vite, de l’incriminer, d’attendre qu’il fasse une erreur et de nous en réjouir. De mon point de vue c’est un choix, certes difficile, mais c’est un choix qui est contributif d’une meilleure ambiance et quand le climat est à la bienveillance, on travaille mieux

Cela vous paraît peut être simple, mais demandez-vous comment vous vous sentez en vous remémorant une situation professionnelle récente où vous avez eu le sentiment de ne pas avoir été écouté mais au contraire, celui d’être jugé, peut être mis en danger, et où vous vous êtes senti obligé d’argumenter en interrompant à votre tour votre interlocuteur et de lutter pour défendre vos intérêts ? 

Et si le moyen d’accroître rapidement le sentiment de sécurité chez chacun d’entre nous passait par ces petits gestes quotidiens et ces comportements plus à l’écoute car la motivation ne tient pas seulement à l’image d’une entreprise, aux évènements, à sa réussite collective, aux rémunérations, à la carrière, mais elle tient aussi à la qualité des relations entre collaborateurs. Le manque d’écoute, le manque d’ouverture et la directivité produisent de l’inquiétude, des déceptions, de la fatigue, de la lassitude et au bout du bout, de la démotivation.

Pour vous en convaincre, écoutez votre compagne ou votre compagnon après une journée de travail bien remplie. Il ou elle vous parlera de sujets qui fâchent,  de ses ennuis avec un collègue, avec un manager etc…

Des histoires  de différence de points de vue, de désaccord, de pression, de mails reçus qui ne font pas plaisir, de collègues qui ne font pas ce qui leur est demandé … etc…. 

En cette fin de journée, arrivé chez vous, que lui racontez vous ? Comment vous sentez-vous ? A l’aise ? Agacé, irrité ? Fatigué, démotivé ? Ou satisfait ? Soyez honnête, et évaluez la part du positif et du négatif. 80 % des sujets dont nous discutons sont des sujets négatifs.  

On ne le sait pas assez, mais la bienveillance produit un sentiment de bien être.  Les petits gestes comme par exemple aider son voisin, ou une personne âgée à porter ses courses procurent un bien être important à celui dont émane l’acte de bienveillance. Des études scientifiques très sérieuses le démontrent. Et cette bienveillance agit même sur notre corps physique par un renforcement de notre immunité. 

A l’inverse, la malveillance agit sur le sentiment d’« insécurité », nous met sur la défensive, fatigue, nous met sur le qui vive, et même entreprendre devient difficile car nous utilisons de l’énergie pour nous défendre au lieu de nous expanser. Si les « grands messes » sont l’occasion pour les équipes de se revoir, elles ne résolvent pas les difficultés, les déceptions récurrentes, les sources de tension,  qui sont autant de gestes quotidiens qui aboutissent à une lassitude et une démotivation au travail. 

Je pense aux collaborateurs qui sortent tout juste d’un événement organisé par leur entreprise pour leur faire passer des messages de motivation, et qui à peine assis dans leur véhicule retombent vite dans « leur » réalité  de tensions verbales, de mails disgracieux, de directivité, de non dits, d’un manque d’engagements des uns et des autres, des indécisions… Que vont-ils garder en mémoire de votre « grand messe » surtout dans la situation actuelle ?

Par contre, voilà des causes de lassitude et de démotivation au travail auxquelles s’attaquer : l’absence de clarté, l’indécision,  les non dits, une liberté de parole conditionnée à la crainte de sa hiérarchie, le manque ressenti de permissions.

Avant toute action collective de coaching de managers au sein d’une entreprise, lors de mes interviews préalables de prise de connaissance, on me remonte souvent la peur de parler avec authenticité à sa hiérarchie, les non dits qui en découlent, la compétition et la méfiance au lieu de la collaboration, on me parle du manque d’authenticité, de la peur de décevoir sa hiérarchie,  ou ses collègues, de la peur de demander de l’aide, de la crainte de parler ouvertement à ses collègues ou à son manager de ses difficultés pour ne pas être catalogué comme quelqu’un de moins compétent ; on me pointe la directivité de certains hiérarchiques ou de collaborateurs comme cause de frustrations qui, accumulées  sont démotivantes. 

On est loin d’un sentiment de pouvoir partager librement. Souvent, j’ai pu constater que cela entraîne des erreurs, des retards, et beaucoup de temps passé en réunion pour contrôler et tout comprendre, que ce soit les personnes qui dirigent comme les opérationnels. La multiplication des réunions, n’est- ce pas justement un sujet qui fâche car consommateur de temps et dont tout le monde se plaint ? C’est à rattacher à notre besoin de contrôler, lorsque la méfiance est de mise, et que les liens entre collègues ne sont pas au beau fixe, parce que la peur de ne pas être à la hauteur nous tient tous. 

Que seraient nos difficultés à gérer notre temps si la collaboration, la bienveillance, et si des gestes de confiance nourrissaient nos journées et que nous n’étions pas désignés comme le mouton noir au moindre faux pas ? 

Vos collaborateurs ont-ils le sentiment d’être écouté ou de devoir se plier à l’autorité sans pouvoir discuter ?  Ont-ils le sentiment que leur avis compte ou de devoir attendre pour le donner, et de se contorsionner en attendant de pouvoir vraiment vous dire ce qu’ils pensent ? Ont-ils le sentiment qu’on leur délègue des projets avec confiance ou sentent-ils qu’ils ont intérêt à réussir ?

Malgré les discours en haut lieu sur la bienveillance, il n’est pas rare de constater que la transversalité entre services est en souffrance, du fait de process et procédures à respecter, mais surtout d’échanges directifs et pas assez bienveillants. Les ressorts d’une motivation sont à chercher dans plein de leviers, personnels et professionnels, mais on en oublie que l’écoute, l’authenticité, les feed back au lieu des reproches, et l’encouragement comptent énormément pour conserver notre entrain et  donner plus envie.

Ecouter ce n’est pas agir en manager « bisounours » comme on me le dit parfois lorsque j’évoque l’écoute et l’empathie, bien au contraire, car plus vous écoutez activement, plus vous pourrez exiger en échange. L’avantage de l’écoute active est qu’elle diminue les non dits, les malentendus, et ce qui est flou devient plus clair. 

A l’opposé, travailler en relevant les insuffisances de l’autre ou ses défauts, utiliser des mots durs, user de son statut pour reprendre le « lead » ou  la parole, et il ne faut pas s’étonner des réactions négatives, des déceptions, des colères, du désengagement ou de la démotivation de certains. 

S’envoyer des mails accusateurs entre collègues sans un bonjour, en mettant du monde en copie est malheureusement devenue courant et cela contribue au stress et à l’insécurité. Conséquence : chacun guette les faux pas de l’un ou de l’autre. 

Si après un échange avec vos collègues ou avec votre hiérarchie, votre sentiment est que cela n’avance pas, que l’on reporte les sujets, qu’on les contourne, qu’on n’en parle pas vraiment, qu’on ignore votre point de vue, ou que vous sortez d’un bureau avec une « patate chaude », ou que vous constatez que l’on ne vous a pas écouté, voire qu’on vous culpabilise, vous n’y reviendrez plus. 

Cela éloigne les uns et les autres, chacun se met en mode « débrouille »,  évite celui qui « ne l’encourage pas».  Je vois aussi des filtres d’informations se mettre en place, au sens où des précautions sont prises pour ne pas remonter des difficultés au niveau supérieur. 

Au final, qui est le perdant, sinon tout le monde ? A chaque fois que l’on me dit que des personnes d’un service sont débordées, on retrouve le manque d’écoute, de partage, de considération, et trop de la directivité. 

Songez maintenant à la profondeur de cette phrase : « C’est en vous que doit se faire le changement que vous voulez voir à l’extérieur… ».  Commencer par vous car un management plus inclusif a des effets bénéfiques sur la collaboration, et par réaction, sur la motivation de chacun et sur la vôtre, car vous vous sentirez plus apprécié.

Pour avoir coaché des pilotes de ligne en transition de carrière, j’ai pu en savoir plus sur ce que l’on nomme « l’erreur humaine ». Pour eux, c’est le résultat d’un manque de collaboration entre le pilote et son copilote. Le copilote peut être  « impressionné » par un pilote  expérimenté et ne pas tout à fait prendre les initiatives requises, ou à l’inverse, le pilote peut ne pas laisser assez de place à son copilote et apparaître directif. 

Et vous ? Pensez vous impressionné les autres au point de les inhiber ? 

Repensons à la phrase de Gandhi et à la logique qu’elle implique : « C’est en nous même que doit se faire le changement que nous voulons voir autour de nous ». Donc si nous souhaitons voir à l’extérieur plus d’entrain parmi les équipes, c’est par nous que ce changement devra se faire. 

En vous montrant moins directif et « plus attentionné », en accueillant les points de vue des collaborateurs et en acceptant les débats, en rassurant vos collaborateurs, mais c’est donnant – donnant, au lieu de leur imposer votre point de vue sans discussion, et à la condition qu’il s’engage à faire ce sur quoi vous êtes tombés d’accord, si vous expliquez que le droit à l’erreur est possible, vous donnerez à votre interlocuteur un sentiment plus positif de lui même et il réussira ce qu’il entreprendra plus facilement qu’avec la peur au ventre.

Que serait l’état d’esprit d’un groupe si chacun ne laissait plus l’autre avec ses difficultés, mais s’il l’accompagnait en l’écoutant, partageant, lui  donnant un avis éclairé sans dogmatisme, ni moquerie ou volonté de le dominer ?  Je suis de ceux qui préconisent aux leaders et aux managers la collaboration et moins la compétition qui amène les collaborateurs à se retrancher dans leur mission car cela aboutit toujours à voir en l’autre un empêcheur. Je peux être le témoin de scènes d’échanges où chacun argumente sans prendre en compte l’autre, plus qu’il ne l’a écouté. On tombe d’accord en s’écoutant, en partageant.  

Alors, comment seraient nos journées sur le lieu de travail en étant plus conscient de nos faits et gestes, et des mots que nous utilisons ?  

Que serait la vie si nous étions plus souriant avec  notre voisin, notre collègue, le serveur de café ronchon, les vendeurs, nos enfants, notre famille ?  Et si nous étions moins exigeant avec nous même ? 

De mon point de vue la motivation est l’affaire de tous. Elle demande à ce que chacun se regarde dans le miroir, dans le souci du sens et du bien commun. Nous connaissons tous pour les subir ou les pratiquer, les impolitesses spontanées dans les transports, ou sur la route, les impolitesses des autres, les nôtres, ou les dénigrements trop faciles, les discussions sans fin et sans écoute, les jalousies, l’envie, les mensonges, les luttes d’influence…

Qui les entretient,  sinon nous mêmes, soit en tant qu’initiateur (je parle aussi pour moi) soit en tant que victime qui subit l’autre et qui va réagir pour ne pas se laisser faire. On ne sait parfois plus qui a initié le combat. Moi ? Lui ? 

En tant que coach je reste toujours étonné de la puissance des arguments des deux parties qui « se tapent dessus ». Qui croire ? Comme dans mon enfance, lorsque nous jouions dans la cour d’école, la maîtresse assistait à nos petites colères et nous séparait en nous punissant l’un et l’autre en se disant que l’un et l’autre y était bien pour quelque chose ; j’en viens à y repenser. Au fond, malgré les années, rien n’aurait changé ?

Observons aussi les médias qui mettent en avant nos jeunes de 18 ans  « déjà intronisés stars » et dont la popularité est d’autant plus forte qu’ils s’insultent ! La liste est aussi longue d’incohérences dans notre société, avec la publicité de jeux de guerre en PlayStation qui côtoient des messages de paix dans une colonne d’un hebdomadaire d’information réputé ! Qui entretient cela ? Un robot ?  Une machine ? Le robot informatique est programmé par l’Homme, ces jeux de massacre sont inventés par des êtres humains. Autrement dit ce climat de « Guerre et Paix » est entretenu par nous.

Or, qu’a voulu dire Gandhi ? « C’est en NOUS que………. ».

On peut être angoissé par ce que se passe dans le monde et c’est préoccupant mais l’hypothèse que je formule c’est que par nos comportements quotidiens nous les rendons possibles cette situation, par nos jugements sur nous, sur les autres, par nos jalousies, nos comportements, et les bâtons dans les roues que nous mettons aux autres,  et l’esprit de compétitions exacerbé depuis notre enfance…   Tout ce que nous disons subir et venant du « dehors » m’apparaît nettement n’être en fait que le reflet démultiplié de nos « propres » agissements quotidiens (dénigrement et jugement facile,  jalousies, envies,  peurs, autodénigrement, notre préférence marquée pour des films à la gâchette facile surtout lorsque des  bombardements par des vaisseaux galactiques entrent en jeux avec plein de faisceaux lumineux de couleur).

Sommes nous à ce point hypnotisés pour ne pas nous ouvrir les yeux sur le fait que nous donnons un énorme boulevard à la démotivation en entreprise par nos propres mots, nos agissements, nos rancunes ? 

Gandhi, comme tu as eu du flair : «  C’est en nous que doit se faire le changement que nous voulons voir à l’extérieur « .

Ce que j’écris ici n’est ni une accusation ni un pamphlet dont l’objectif serait de culpabiliser et d’enfoncer le clou. C’est un appel à des prises de conscience pour que nous parvenions à ouvrir les yeux sur nos pensées et nos agissements car  nous avons largement la capacité de les changer lorsque nous en sommes conscients.

Et cela profitera à tout le monde au sein d’une équipe surtout dans un contexte insécuritaire comme celui que nous sommes entrain de vivre. C’est un effort de tous mais le jeu en vaut la chandelle. 

Il y a en nous une sorte de pouvoir personnel quand nous modifions un peu nos comportements pour le meilleur. L’addition de plusieurs comportements a plus d’impacts que l’on peut le penser. C’est ainsi qu’une seule personne peut même faire basculer une décision face à un collectif d’individus divisés dont les objectifs sont divergents et différents. L’unique condition pour cette personne est qu’elle soit déterminée à 1000 %. 

C’est souvent de cette façon que nos côtes ont été bétonnées : un seul entrepreneur qui tenait tête à un collectif divisé.

Merci à Gandhi et merci aux personnes que je coach qui me permettent de plus en plus d’accéder à ce niveau de compréhension,  d’ouverture et de conviction.

Un exemple me direz vous ? Car ça tient peut être du rêve voire de l’illusion à grand spectacle ce que je vous raconte là.  Un homme que j’ai coaché me disait qu’il était fatigué par les comportements de ses collègues et responsables au bureau. Cet homme vivait vraiment très mal cette situation et c’est pour cette raison entre autre, qu’il avait choisi de se faire coacher.  Mais alors que nous avions rendez-vous pour une séance de coaching, un incident arriva. Il venait de s’en prendre à l’hôtesse d’accueil qui lui avait servi un café sucré alors qu’il l’avait demandé « sans sucre ». La personne de l’accueil s’était trompée et s’en était excusée. Or, la réaction de ce Monsieur a été très dure, et l’hôtesse en fut choquée.

J’ai demandé à ce Monsieur ce qu’il en pensait. Bien sur il a trouvé toutes les raisons à sa réaction, mais sentant qu’il tournait en rond dans ses arguments et que je n’étais pas plus convaincu que cela, il a finit pas me parler de son stress lié à son quotidien dans son entreprise. Mon questionnement l’a alors amené à réfléchir au fait que si nous agissons tous ainsi, nous ne pouvons pas alors nous plaindre de ceux qui agissent aussi de cette manière brutale avec nous.  On leur offre même un visa de brutalité sur un plateau d’argent. 

Je me souviens lui avoir dis : « Mais qui est-on finalement pour juger les autres et condamner leurs agissements violents si nous mêmes nous  agissons de la même façon sans nous en apercevoir ? 

Il s’est alors ressaisi. Il a pris l’option pour les jours suivant d’observer plus attentivement ses comportements. Sa manager et ses équipes ont  observé de nets progrès plus rapidement qu’on pourrait le penser. Il a finit par me dire qu’il vivait mieux qu’auparavant, tout en me disant que c’est un « combat de tous les instants de rester éveillé ». J’ai beaucoup aimé ses propos. Je crois lui avoir dit : « ll est en effet plus difficile de rester éveillé et de s’observer dans nos comportements, et il est tellement plus facile de fermer les yeux sur nos agissements et de s’en prendre aux autres ». 

Quant au mot « combat »,  je lui ai proposé de le remplacer s’il le voulait bien, par le mot  « effort ». En faisant cet effort de dire par exemple à l’hôtesse d’accueil : « ce n’est pas grave ce n’est qu’un café », elle aurait pu passer une meilleure matinée et lui aussi.

Je souhaite aux entreprises qui veulent déclencher cette motivation collective, d’encourager chacun à faire un petit pas de plus, incluant plus d’écoute, plus de permissions à dire les choses sans crainte des représailles, à ne pas utiliser de mots blessant, à être directif,  et de ne pas rester dans les non dits. La clarté permet d’éviter des malentendus et fait gagner du temps, de diminuer la méfiance, et donne à chacun les clés de sa responsabilité. Plus d’écoute, d’inclusion, et d’ouverture aboutit à ce que chaque collaborateur dépasse ses appréhensions, ses limites, et se réalise dans tout son potentiel. 

Ces gestes d’ouverture sont des chances au quotidien, et nous en sommes les responsables, par un sourire, par une écoute attentive à l’autre ; si l’on est un leader ou un manager important, montrer à ses subordonnées qu’on ne le juge pas, leur donnera plus d’aisance pour venir confier leurs réussites et leurs difficultés.

Ceci n’est pas une affaire de «  psy », c’est tout simplement l’art de mener des équipes à bon port. Après tout, le leadership n’est il pas un effet d’entrainement au sens de « donner envie qu’on vous suive ? ».

Plutôt que de passer à côté de son voisin de bureau sans rien lui dire, on peut entamer une  discussion, on peut aussi l’écouter et lui donner du courage car vous sentez qu’il est en difficulté. Un mot sympathique, un soutien, qui tombe à pic l’aidera à surmonter ses difficultés. 

Nos petits gestes sont des dons qui rendront les autres plus heureuxpeut être pour 2 minutes, ou peut être pour le reste de sa journée, mais je vous promets que vous ressentirez même à distance leur joie par l’intermédiaire d’autres personnes qui viendront vers vous également avec plus de joie. La vie est comme une spirale vertueuse.

Si vous donnez de l’attention à quelqu’un que vous ne connaissez pas, même un court instant, sachez que des petits bonheurs surgiront pour vous au coin d’une rue par des personnes que vous ne connaissez pas. Ces personnes pourront se montrer polies, souriantes, sympathiques avec vous, comme un retour de vos propres actions. Il en est aussi ainsi au travail. 

Un jour, lors d’un team building que j’animais en tant que coach, j’entrepris spontanément de parler au jeune chef cuisinier du bel espace professionnel où nous étions pour 2 jours. Il servait les clients présents ce jour là ; je décidais d’entamer la conversation en lui parlant d’un jeune garçon plein de talents que je connais bien et qui adore la cuisine innovante et de qualité, et qui voulait en faire son métier.  Notre échange a été spontané, sympathique, et est resté assez court.  Je pris même en photo le menu du présentoir qui mettait en avant une spécialité à base de truffe, et la photo d’un livre de cuisine d’un éditeur connu, faisant référence aux grands chefs cuisiniers. Il me dit que ce livre était à la vente sur place si je souhaitais me le procurer pour ce jeune homme dont je lui avais parlé. Je le remerciais et lui ai souhaité une belle journée en le félicitant pour sa cuisine. 

N’ayant pas eu un moment dans la journée car j’animais un séminaire sur place, ma surprise fut grande en fin de journée lorsque la responsable de cet espace professionnel me tendit le livre et me l’offrit avec un message sympathique et encourageant pour ce jeune ami et futur chef. 

Je ne comprenais pas le geste mais je le remerciais. Il me répondit que le jeune chef ce midi avait aimé notre échange. Je n’avais aucune intention en parlant au chef cuisinier. Je lui avais juste montré un peu d’attention, et je lui avait dis qu’il m’apparaissait comme aimer son métier. 

 Je vous souhaite de  déclencher ce phénomène autour de vous,  même si cela paraît « étrange » mais on dit que « rien ne se fait sans effort ». N’attendons pas tout de l’autre surtout si l’autre attend lui aussi tout de vous sinon il ne se passera rien et vous passerons à côté d’une opportunité.  

Grâce à l’Analyse transactionnelle (réf. l’ouvrage du Dr Eric Berne  « Que dites vous après avoir dit bonjour ? » ), nous sommes en mesure de démontrer que les tensions et les conflits sont le résultat d’un manque d’attention. Si nous ne ressentons que nous ne recevons pas assez d’attention positive, alors s’enclenchera la recherche d’attention autrement, par un stimuli négatif d’un mécanisme inconscient. A l’indifférence, à l’ennuie, nous lui préférons une résolution d’un problème, d’un conflit, d’une difficulté, d’un dysfonctionnement qui occupent l’esprit et vont forcer « la présence » du collègue ou du manager qui selon nous, ne nous « considère » pas assez. 

Par hypothèse, un manager qui serait très exigeant et peu encourageant avec ses équipes,  dont le style managériale souligne plus les manques plus que les points positifs, peut s’attendre « comme un effet boomerang » à des tensions dans ses équipes, ce qui va le contraindre à devoir écouter les uns et les autres un peu plus qu’il ne le fait. Pour les collaborateurs, ces tensions ont comme effet immédiat de « récupérer » sa présence et son écoute.

Faire évoluer les comportements c’est donc l’affaire de tous. L’excellent livre témoignage de Bertrand Martin « Osez la confiance » est très explicite de cette condition alors que la situation de l’entreprise dont il avait la charge en tant que Président était la cession à un acquéreur étranger. La mobilisation de tous, l’écoute de toutes les voix,  sans différence de statut a permis à l’entreprise de perdurer sans avoir besoin de cet acquéreur dont personne ne voulait.  Ce fût un bel exemple de  réussite collective. Une direction d’entreprise qui ne fonctionnerait pas elle même dans l’écoute, le partage, et l’ouverture n’aurait pas la crédibilité pour faire passer ses messages de « remotivation » à ses opérationnels surtout dans ce contexte d’incertitudes.

J’ai un contre exemple récent. Un manager d’une équipe Européenne que je coach et  qui a passé son week-end de la Toussaint à travailler à Londres avec ses équipes locales, jour et nuit, me disait que ses collaborateurs et lui ont été malmenés par un mail reçu d’une responsable du siège malgré 3 jours de travail intensif. Ce mail mettait en copie les autres membres du Codir, et il pointait une seule erreur, sans même saluer la mobilisation de l’équipe jour et nuit, sans même souligner le fait que l’équipe s’est mobilisée tout un week-end. Pendant ce temps, il est à noter que cette responsable était en congé. Le résultat ne s’est pas fait attendre entre colères et démotivation de l’équipe, et des échanges de mails désobligeants s’en sont suivis, chacun défendant son point de vue.

Cette responsable avait sans doute ses raisons. Mais ce qui « n’est pas passé » c’est  qu’elle n’a pointé que le négatif sans tenir compte de leur engagement à travailler le week-end nuit et jour, et sans jamais citer les points positifs.

Le clin d’oeil c’est que le Codir et les 100 managers de ce groupe européens s’étaient réunis auparavant en Suisse pour le premier séminaire « post crise sanitaire » dont le thème était la remotivation des équipes… 

Ces comportements génèrent du stress, de l’épuisement, produisent de l’inefficacité et de la démotivation. Ce sont des jeux de pouvoir ou jeux psychologiques, qui épuisent tout le monde. Eric Berne et Steven Karpman (analyse transactionnelle) ont beaucoup écrit sur ces « jeux psychologiques » qu’on désigne comme « le triangle dramatique » où les « joueurs » endossent 3 rôles dits tournant : tantôt « sauveur », tantôt « persécuteur », ou tantôt« victime ». Notons qu’ils existent lorsque la reconnaissance entre les collaborateurs ne circule pas assez. Ces jeux sont des stimuli qui compensent le manque d’écoute et de considération. C’est surtout très présent dans les organisations pyramidales et bien sur quand de fortes personnalités détiennent du pouvoir et se veulent toute puissante.  

A contrario, les compétences relationnelles, l’ouverture, la souplesse, l’aisance à communiquer l’intérêt porté à autrui, la reconnaissance positive, déclenchent un effet dynamo et une spirale vertueuse. La reconnaissance positive en entraîne d’autres. 

J’en ai été le témoin dans des entreprises après des actions visant à redonner à des managers ces clés de compréhension. Le retour sur investissement y est notable. 

Ce modèle dynamique on le voit dans  des organisations et des entreprises comme où on parle plus spontanément qu’ailleurs, où la parole est plus libérée. Les niveaux hiérarchiques n’abusent pas de leur statut et les opérationnels ne se cachent pas derrière les dysfonctionnements de l’organisation pour justifier leurs difficultés. 

La route est longue certes, mais si l’on en croit Gandhi, c’est faisable car ça passe par chacun de nous et pas par un sauveur extérieur. Nos blessures personnelles sont celles qui nous empêchent d’être généreux envers les autres car nous ne le sommes pas assez avec nous même. Nous devons donc aussi nous « guérir », aller voir en nous, grandir, aller au contact de nos émotions pour apaiser ce qui en nous nous a empêcher de cohabiter paisiblement et joyeusement avec l’autre ;  en cela, investir le champs du développement personnel et de la connaissance de soi va favoriser ces changements de comportement. Pour une équipe, un travail sur la durée et qui mise sur les comportements peut être très bénéfique.  

Si cet écrit vous a inspiré à votre tour, prenons contact et parlons en, il existe des actions possibles pour vos équipes afin d’y développer ces réflexes et que cela bénéficie à tous. 

Merci de  m’avoir lu, 

Patrick Krzyzosiak

Coach individuel & team CT 31 (2006)

et formateur RH  –  140 bis Rue de Rennes-75006 PARIS

email : p.krzyzosiak@spkenergycoaching.com

http://www.spkenergycoaching.com

T : +33 1 70 38 24 30    – M : +33 6 62 18 65 73 

A Paris, le 15 novembre 2021

D’autres publications sur :

Podcasts : « patrick krzyzosiak » sur google podcast, spotify… WordPress : http://www.patrickkrzyzosiakcoaching.wordpress.com

Le vieil homme et nous

Un vieil homme était assis sur un banc, une jeune personne vînt vers lui et lui demanda :

– Vous souvenez-vous de moi, professeur ?

le vieil homme répond : NON !

Le jeune homme lui dit qu’il était son ancien élève.

– Le vieux enseignant : Ah ! Que deviens-tu ? Que fais-tu dans la vie maintenant ?

Le jeune homme répondit : Eh bien, je suis devenu professeur, moi aussi.

– Ah, comme c’est bon de le savoir, donc comme moi, dit le vieil homme.

– Oui, comme vous !

En fait, je suis devenu professeur, grâce à vous, vous m’avez inspiré à être comme vous.

Le vieil homme, curieux, demande au jeune professeur, à quel moment il avait décidé de devenir enseignant ?

Le jeune homme lui raconte l’histoire suivante :

– Un jour, un de mes amis, également lycéen, est arrivé en classe avec une belle montre toute neuve, cette montre, je la voulais et j’avais décidé de la voler.

Peu de temps après, mon ami a remarqué que sa montre avait disparue et s’est immédiatement plaint auprès de vous.

Vous nous avez lancé :

– Une montre a été volée pendant mon cours, aujourd’hui.

Celui qui l’a volée, doit la rendre.

Je ne l’ai pas rendue parce que cette montre je la voulais … tellement !

Ensuite, vous avez fermé la porte et vous nous avez demandé de nous lever et

que vous alliez nous fouiller tous, jusqu’à ce que la montre soit trouvée.

Mais, vous avez exigé de nous, de fermer les yeux.

Nous l’avions fait, quand vous avez fouillé mes poches, vous avez trouvé la montre et l’avez prise.

Vous avez continué à fouiller les poches de tout le monde, quand vous avez fini vous avez dit :

– Ouvrez les yeux. J’ai trouvé la montre.

Vous ne m’avez rien dit et vous n’avez jamais reparler de cette histoire.

Vous n’avez jamais dit non plus qui avait volé la montre.

Ce jour-là, vous avez sauvé ma dignité.

Ce fut aussi, le jour le plus honteux de ma vie.

Vous ne m’avez jamais rien dit, vous ne m’avez pas grondé ou attiré mon attention pour me faire une leçon de morale, mais vous avez réussi à … m’éclairer.

Grâce à vous, j’ai compris ce qu’est un éducateur et la valeur d’un enseignant.

Vous souvenez-vous de cet épisode, professeur ?

Le vieux professeur répond :

– Je me souviens de cette montre volée, je cherchais les poches de tout le monde, mais je ne me souviens pas de toi, j’avais moi aussi, fermé les yeux en … cherchant.

C’est l’essence même d’un éducateur.

Si pour corriger vous devez humilier, vous ne savez pas enseigner, ni être un éducateur.

Cette histoire ne concerne pas seulement les éducateurs. Mais tout le monde. Comment ne pas prendre partie dans les conflits ou les jugements interpersonnels ? Comment rester « au milieu » mais sans apparaître indifférent à ce qui se passe tout en gardant notre force et notre sagesse ?

Si nous jugeons dans le dos des uns et des autres, si nous ne savons pas dire non aux polémiques des uns contre les autres et que nous prenons partie pour l’un ou l’autre en jugeant et donc en trahissant nos vrais ressentis et sentiments sur ce qui se passe entre 2 personnes alors nous sommes aspirés dans une spirale sans fin dont le résultat est un mal être personnel et des journées « sur le qui vive ». Trahir nos sentiments c’est donner son consentement à quelqu’un contre quelqu’un alors que ce n’est pas « notre histoire à nous » mais à eux.

Ce consentement est parfois donné à la va vite dans le sens de l’un ou de l’autre car il se peut que nous fassions plaisir à l’autre sans y avoir vraiment réfléchi parce que nous y avons intérêt , que tenons à un lien d’amitié, à une relation professionnelle et nous appuyons cette personne même si nous se sentons pas au fond de nous que ce qu’elle pense de l’autre personne est aussi flagrant qu’elle nous le dit.

Il en est de même pour ce qui se déroule autour de nous. Qui croire d’une situation ? Il y a tant de contradictions dans ce monde de sur-information qu’il est difficile de rester centré en écoutant son ressenti. Nous donnons notre accord à tout va pour ou contre, sur un titre ou une image, une photo.

Alors oui j’aime cette histoire du vieil enseignant. Il reste centré et cela est une marque d’humilité et de tranquillité, de sagesse.

De toute façon qui est-on pour avoir raison ? Où est la vérité ?

Sinon que l’on ne connaît jamais assez bien le fond d’une histoire pour juger.

Qui sommes nous pour juger et condamner ? Nous sommes en permanence entrain de juger : « d’abord » les autres et « d’abord » nous mêmes. Se juger de ne pas être assez ceci ou cela, de ne pas réussir, mais aussi on juge nos espoirs déçus et se rajoutent à nos jugements nos peurs : peur de décevoir, peur de dire non, l’envie de dire mais la peur des représailles, la peur de la solitude qui nous empêche de faire de qu’on a envie etc…).

En fait, qui juge, a d’abord la mauvaise habitude de se juger et de se dévaloriser soi même. En jugeant les autres il méconnaît ses propres jugements, il les met de côté en trouvant d’autres personnes à juger pour ne pas avoir à s’occuper de gérer ses propres défauts.

Avant de nous prononcer sur quiconque, demandons nous : qu’est ce que je ressens vraiment ? Est-ce mon opinion ou est-ce que je relaie les opinons des autres ? Celui que je juge est-il une sorte de dérivatif, une occupation, pour éviter de me regarder moi même dans le miroir alors que ce serait l’occasion de m’améliorer moi même ?

Plus nous allons vite moins nous restons centrés et plus nous sommes sous l’emprise de nos propres jeux et de ceux des uns et des autres.

Rester centré n’est pas de l’indifférence. Se faire une opinion sur une autre personne doit passer par des faits et des actions constatées par nous, mais aussi de nous regarder dans un miroir avant d’en tirer des conclusions. On ne donne pas de leçons aux autres sans se les appliquer d’abord.

Il en va ainsi des malheureuses victimes de manipulateurs. Le manipulateur manipule les personnes qui ne sauront pas lui dire stop pour plein de bonnes raisons.

À méditer, cette posture du vieil enseignant qui est resté lui même.

Patrick Krzyzosiak

Coach habilité

Quelque part autour de Paris

Le 25 octobre 2020

les PERSONNES TOXIQUES, à l’égal des organisations toxiques et des pervers narcissiques REACTIVENT NOS 5 mémoires traumatiques

Existe t-il en psychologie des techniques pour obtenir la soumission totale de son interlocuteur ? que penser d’un leader qui parait soumettre ses collaborateurs ? 

A ces questions posées par un de mes coachés, je l’ai renvoyé à des recherches sur le mode de fonctionnement des pervers narcissiques. 

Y’aurait il une manipulation mentale qui ferait perdre tout leur bon sens et leur sens critique à des personnes intelligentes et sûres d’elles pour tout accepter et se soumettre à des règles mêmes inacceptables imposées par un autre individu ? 

C’est possible, c’est ce à quoi jouent les pervers narcissiques ayant des intentions conscientes néfastes qui leur permettent d’obtenir plus de pouvoir sur autrui et de contrôler la vie d’autres individus. 

La technique la plus répandue et identifiée en psychologie vise à amplifier ce que l’on appelle les mémoires traumatiques d’un individu. 

Et nous en avons tous au moins 5 qui sont dans l’ordre :  la peur de la pauvreté, la peur de la maladie, la peur de ne pas être aimé, la peur de mourir (soi ou d’un proche) et la peur du rejet.

Bien sûr, il faudra  que le persécuteur excelle en rappels systématiques et quotidiens sur au moins 1 trama pour que son interlocuteur réactive en lui ces mémoires traumatiques. Par exemple, la pression faite de la menace de perdre un emploi (= la peur de la pauvreté) permet de faire accepter la stagnation d’une rémunération,  d’accroitre le nombre d’heures de travail, la mobilité … etc etc…. Il faudra des messages dans ce sens, souvent répétés par le persécuteur.  

Si je prend la 2 ème peur, la peur de la maladie, le message du pervers narcissique devra aussi être répété et amplifié assez souvent, la victime devra constater factuellement que quelquechose de dangereux est entrain de se produire à ce sujet pour obliger une personne à accepter ce qui ne serait pas acceptable en temps normal afin de se protéger de la maladie. 

Une mère perverse narcissique qui torture mentalement son enfant joue inconsciemment sur la peur de ne pas être aimé de son enfant. Elle ne le sait pas mais sa relation de dominante à dominé fonctionne car chez tout enfant, la peur d’être rejetté lui fait accepter tout, même l’inconcevable. 

Ces techniques de réactivation des tramas sont avantageuses pour le persécuteur, car il ne fait que de s’appuyer sur ce qui est en sommeil en chacun de nous (les 5 traumas). Il a juste un effort de répétition du message à faire. 

Certains me demanderont d’être plus précis. En fait, lorsqu’un un père alcoolique par exemple a battu son enfant de manière quotidienne pendant des années, le père n’a qu’à lever la main et l’enfant va se tapir dans un coin de la maison même des années plus tard…  c’est de la réactivation. 

Quand vous avez quelqu’un ou un groupe d’individus sous votre coupe de manière traumatique, vous pouvez lui faire faire ce que vous voulez. 

Cela concerne les relations de travail, cela concerne  aussi la vie en société. On le constate dans les pays ayant à leur tête un dictateur. De nombreux actes suivis de messages (ou l’inverse) envers les populations sont en lien avec l’un des 5 traumas et c’est souvent  la peur de mourir qui sera essentiellement réactivée par la dictature.  

Ne pas accepter la loi de la dictature vous met en situation de danger de mort. La population n’a pas d’autre choix que d’accepter la situation jusqu’à ce que la force de la conscience collective s’éveille et dépasse ses tramas, pour alors mettre fin à la dictature. 

Pour se protéger, il est donc important de discerner et d’être vigilant, que ce soit en entreprise ou dans la vie courante. On peut se détourner  des personnes perverses narcissiques qui réactivent en nous l’un des 5 traumas. Il s’agit de savoir quand nous sommes en présence de personnes toxiques. La peur en nous est un bon indicateur. 

Il est aussi essentiel  d’être conscient, et de repérer ce qui se passe en nous lorsque nos sociétés vivent des moments difficiles, par exemple une série d’attentats, des guerres, des crises économiques, sociales, ou même même sanitaires.  La question à se poser pour prendre du recul et moins vivre l’angoisse, est : qu’est ce que cela vient réactiver en nous comme trauma (l’un des 5) ?  Le nier, ou ne pas en être conscient nous amène directement sous la coupe d’un pervers narcissique quel qu’il soit. Jusqu’au moment où la conscience collective se soit faite qui permet à tout un ensemble de dépasser les contraintes imposées par le pervers narcissique (lorsque des lois sécuritaires sont mises en oeuvre et que la peur a pour origine l’ un des 5 traumas, vous pouvez être certain qu’un individu ou qu’un système pervers narcissique n’est pas loin). C’est notre intelligence qui est le seul rempart. 

Patrick krzyzosiak 

Coach habilité

A Paris, le 17 septembre 2020

Agir ou Subir ? Lorsque l’on a des facilités que d’autres n’ont pas, on se doit d’aider les autres à les acquérir. Ce fonctionnement était à la base du succès de son entreprise.

rédigé par : Patrick Krzyzosiak

Je pense parfois à cette phrase de Gandhi : « c’est en nous que doit se faire le changement que nous voulons voir autour de nous. » Or, c’est comment autour de nous ? Si je suis habitant de la terre, 2020 est contraignant, angoissant, et marque tous les esprits à cause d’un virus qui prend des vies, qui s’en prend à nos habitudes de vie et qui nous contraint à nous confiner, à subir, à patienter, et à restreindre notre capacité d’agir. Alors pour paraphraser Gandhi, c’est « comment en nous » pour que cet extérieur soit aussi menaçant, pour qu’on le subisse, qu’on se fasse de terribles peurs si l’on passe son temps devant son écran à lire et voir les nouvelles des informations ? Si l’on suit sa phrase à la lettre, dans cette logique qu’il semble pointer, d’un lien entre « nous » et le monde, cela voudrait dire que nous serions tous déjà des angoissés de nature, qui vivons dans la crainte, qu’on se confine bien avant le confinement au sens de s’éviter les uns et les autres, de s’observer les uns et les autres comme des menaces plutôt que comme des êtres complémentaires et bienveillant. « Mon cher Watson », cela semble évident…Alors si tu veux que le monde soit meilleur, sans doute y’a t-il du pain sur la planche chez chacun d’entre nous pour que l’environnement autour de nous soit plus apaisé qu’il ne l’est actuellement (dans la logique de Gandhi).

 

Je suis un peu provoquant mais ce que j’ai à vous dire ici tente d’explorer au maximum le sens de ce que Gandhi a pu vouloir nous dire.

 

Dans la vie il y a deux possibilités que je vois chez mes clients et chez moi même, comme deux catégories de personnes : subir, dire que nous ne pouvons rien, que c’est comme ça, râler, s’en prendre en permanence aux autres par rapport à nos difficultés, s’en prendre même à la météo, et je vois aussi tout le contraire, avec des personnes actives, qui ont des raisons même d’avoir choisi une vie d’action, une vie dans laquelle ils sont les maîtres à bord, des personnes qui ont choisi la totale responsabilité de ce qui leur arrive ; et ces gens la vont étonnamment bien. Comparés à la première catégorie, ils sont entreprenants, ce qui leur arrive est toujours intéressant, comme si le positif s’accumulait autour d’eux. Bien sur, comme tout le monde, ils vivent des aléas, mais ils ne les appréhendent pas de la même manière. Ils en font une opportunité, et ils cherchent à leur donner du sens pour rebondir vers du positif. Un retard dans le métro ? Quel est votre premier réflexe ? Vous comprendrez ce que je veux vous dire. Râler, s’en prendre au conducteur, à la compagnie de métro, à votre voisin qui vous piétine et qui en profite pour vous piquer la seule place assise qui reste ? Ou, en profiter pour respirer, écouter une musique qui vous fait du bien, lire, peut être écrire un peu ou plus rarement, discuter avec son voisin ?

 

Pour tout vous dire, je pense que Gandhi avait raison, il y a bien un lien entre nous même individuellement et le monde.

Voyez le monde avec des yeux d’enfants, et le monde vous donnera beaucoup d’opportunités.  Voyez le monde comme une menace et vous passerez de très mauvaises nuits et des journées sur les nerfs.

 

On a tous vécu cette expérience de se lever du bon pied ou du pied gauche et d’en mesurer les conséquences. Si vous en doutez, prenez un petit carnet et faites le bilan en fin de journée.   Votre perception du monde, le voir menaçant, ne vous aura pas amené que du bon dans la journée. Au contraire, souriez, voyez la beauté du monde et vous verrez que vous allez même passer à coté des orages.

 

Un exemple récent pour vous éclairer : vous attendez une livraison par Amazon ? Vous râlez lorsque vous lisez dans leur e-mail que c’est le transporteur X qui doit vous livrer car vous avez déjà eu affaire à eux et votre colis n’est jamais arrivé. Que se passe t-il en vous à ce moment là ? L’énervement survient, la colère monte, vous anticipez que le colis ne vous parviendra jamais, vous répétez à qui veut bien l’entendre que vous les « connaissez bien ces livreurs de la société X, que ces gens là ne sont pas fiables ». Comment ça va dans votre corps en noircissant le tableau comme ça ? Comment va votre tension artérielle ? Je vous dis cela car c’est arrivé à une amie encore récemment. Son colis a finit par être livré en temps et en heure mais elle a perdu une matinée ensoleillée où elle aurait pu passer un moment bien plus agréable que de s’inquiéter.

 

Cet exemple vous semble assez banal ? Oui on pourrait dire ça, au sens où il est récurent et bien partagé sur cette planète, car ce type de comportement c’est le nôtre au travail et dans notre vie sociale. Ce sont des habitudes inconscientes que nous ne sommes même plus en capacité de voir en nous.  Par contre, nous sommes les premiers à le dénoncer chez les autres.

 

Pourtant, en tant que coach, je peux vous dire qu’une personne qui évolue dans  ses comportements, en travaillant sur elle et qui s’est donc bonifiée, a plus de présence, plus d’impact, plus de connexions positives avec les autres, contrairement à ceux qui restent pris par des habitudes négatives comme  se plaindre, critiquer, juger, renvoyer sur les autres leurs difficultés. Je mesure toute la différence entre les gens qui ont l’esprit tourné vers l’agir, et d’autres malheureusement qui ont l’esprit tourné vers le subir.

 

Je me dis qu’avec cette situation sanitaire, le « Subir » a pris le dessus sur « l’Agir ». On attend. On ne peut rien faire. Ce sont les scientifiques qui savent. Face à cette situation inédite, ce qui semble se jouer c’est notre capacité à agir. Le monde étant devenu encore plus dangereux, mieux vaut s’abriter. Que peut-on faire d’autre ? « On n’y peut rien ». Attendons que ça passe.

 

Mais en reprenant la phrase de Gandhi, voila une question que je pointe : puisque nous subissons cet environnement contraignant  prévu pour durer encore (port du masque, distanciation sociale…), quel serait le lien entre nous même et cette situation ?

 

Que devons nous changer en chacun de nous si nous voulons alors revenir à un environnement plus positif ? Cela pourrait nous faire réfléchir à nos comportements individuels dont Gandhi fait mention.

 

 

 

Comment reprendre la main ? La situation extérieure est angoissante et elle nous renvoie à de l’impuissance, alors ces angoisses et cette impuissance ont donc logiquement comme origine nous mêmes « selon la logique Gandhienne ». Elles nous appartiennent. Elles sont en nous.

 

Se changer nous même c’est comme le dit le vieil adage populaire, balayer devant sa porte. Je croise souvent des responsables qui demandent à leurs équipes de réduire leurs frais, de respecter les règles de la bienveillance au travail, alors qu’eux ne le font pas. Je ne vous cache pas que la dynamique d’une équipe en subit les conséquences car tout se sait, tout se voit et c’est toute l’équipe qui perd en motivation.

 

En reprenant le sens de la phrase de Gandhi, je me demande s’il n’a pas voulu nous faire réfléchir aussi à l’effet miroir. Serions-nous si peu agréable, manquerions nous tellement de confiance en nous pour que l’extérieur soit si dur ? Les phénomènes extérieurs seraient un reflet de nous tous pris individuellement.

 

Questions qui me viennent alors s’il fallait rester fidèle à ce que Gandhi a dit : Changer quoi ? Changer comment ? Changer pourquoi ? Après tout, je ne suis pas responsable des choses affreuses qui se passent dans le monde à 10000 km de chez moi, et chacun d’entre nous a déjà fort à faire pour rester positif, et pour profiter de sa vie ; on ne va pas en plus s’encombrer de responsabilités qui ne nous appartiennent pas.

 

Il serait intéressant que ce que vous êtes entrain de lire ou d’écouter, n’agisse pas sur votre sentiment de culpabilité. Je trouve que ce monde sait très bien nous culpabiliser, et je milite justement pour nous en défaire en reprenant la part de responsabilité qui nous incombe.  D’abord en mesurant en nous ce prisme « agir-subir », en vérifiant, même si cela ne nous fait pas plaisir, où en sommes nous à ce sujet, et ensuite d’agir, d’agir sur ce que nous pouvons faire très vite au quotidien pour que ça profite à tout le monde.

 

Avant d’aborder cette phase, agir sur le monde très vite, je vais vous raconter une petite histoire de ma dernière séance de coaching pour vous montrer combien on peut s’engluer nous mêmes dans un fonctionnement et rendre les autres responsables de nos petits malheurs. J’ai un coaché qui n’en peut plus d’être sollicité en permanence par ses équipes ; il est vrai que pendant une session de 2 heures, avant que je lui laisse la liberté de décider s’il coupait ou pas ses emails pendant nos sessions, j’entendais ces petits « clics » qui indiquaient l’arrivée des mails. J’en ai entendu toutes les 3 minutes. Il m’a alors fait part de son éducation, du moins, qu’il retirait de son éducation le fait qu’il est un « people pleasure », soucieux du bien être des autres, qu’il se charge de rendre les autres heureux, car c’est aussi son comportement chez lui dans son ménage. Il ne peut pas s’empêcher d’être comme ça. C’est de famille. Au travail, il anticipe les besoins de son équipe répartie dans toute l’Europe, il leur répond à la minute, est très tourné vers ses collaborateurs, et il ne va jamais aux réunions managers car il les manque puisqu’il est toujours sur le terrain. Au fil des entretiens avec moi, il a pris de la distance avec eux, a mieux délégué, a fait la part des choses, car en fait il avait beaucoup de colères. C’est donc que quelque chose n’allait pas dans son mode de fonctionnement avec eux. Ayant pris conscience que cela émanait de lui, il en a assumé la responsabilité : au lieu de se plaindre de ses collaborateurs, il a fait la corrélation entre ce qu’il est, ce qui émane de lui, et eux. Il subissait ses équipiers, et il a décidé de redevenir un acteur au sens de l’agir. Maintenant il n’agit plus à leur place, il les a rendu plus acteur de leurs propres responsabilités. Son niveau d’énergie est remonté en flèche, mais même s’il me dit qu’il n’a toujours pas réglé cet aspect « people pleasure » qui peut prendre des années, il se sent plus en harmonie avec les autres ; en somme, il a remis chacun et lui même à sa place pour le mieux. Il ne voyait pas cette corrélation entre ses colères, il jugeait ses collaborateurs pas assez compétents, le sollicitant pour un oui, pour un non, mais il a compris que son problème n’était pas chez les autres, mais chez lui. Les autres ne faisaient que de s’ajuster à son comportement. Maintenant qu’il a vu et compris que cela émanait de lui, il n’a pas eu de mal à faire ce qu’il fallait pour obtenir une équipe qui se comporte autrement depuis. Ce coaché a agit sur son environnement, il ne l’a plus seulement subi. Voyez vous le sens de la phrase de Gandhi ? « C’est en nous que doit se faire le changement que vous voulez voir autour de vous ».

 

Réfléchissons à cela : que seraient nos journées, si nous devenions « plus attentionnés » avec les personnes qui vivent à nos côtés, avec lesquelles nous travaillons tous les jours, avec  notre voisin, le serveur de café, le vendeur, vos enfants, notre famille ? C’est déjà un changement qui m’apparait accessible, mais, de la à avoir un effet sur les tensions et les conflits au Proche-Orient ou ailleurs, il y a un monde. Quoi que, si nous devenions tous en même temps plus attentionnés, que pourrait produire un effet de masse ? Il y a pas mal de publications depuis une quinzaine d’années sur les effets de la méditation qui démontrent qu’un groupe de méditant a des effets sur des non méditant qu’ils fréquentent.   Ils leur apportent de la sérénité.

 

Continuons de creuser dans ce sens. Que se passerait-il si nous étions plus attentionné avec nous même ? je rencontre tant de gens atteints par ce symptôme de l’auto-critique. Par exemple, en ne nous jugeant plus aussi férocement lorsque nous n’avons pas « réussis » à faire ceci ou cela,  en ne nous comparant plus à qui que ce soit, en prenant conscience de nos jugements, de nos jalousies, de nos envies qui nous poussent à stopper, freiner, condamner, juger l’autre…. à vouloir même « son job ».

 

Je rencontre comme tout le monde, beaucoup de personnes qui se disent fatiguées et déçues par l’être humain et qui me disent être encore plus interrogatives et plus tristes et même révoltées quant à tout ce qui peut se produire comme si tous les malheurs du monde s’amplifiaient depuis 20 ans.  Je rencontre aussi beaucoup de personnes préoccupées et fatiguées par les  » luttes » entre collègues au bureau et qui supportent de moins en moins « la pression ».  

Ó Patrick Krzyzosiak

Mais, qui est prêt à générer, en référence à la phrase de Gandhi, autre chose en mettant par exemple un peu de bonne volonté dans des petits gestes de la vie quotidienne ? Ce n’est pas impossible. Nous connaissons tous pour les subir ou les pratiquer, les impolitesses spontanées dans les transports, ou sur la route, les impolitesses des autres, les nôtres, les miennes, ou les dénigrements trop faciles entre voisins de paliers, les luttes d’influence au bureau, les indifférences à son prochain, les jalousies, l’envie, les mensonges, les peurs ….

 

Mais, qui au final, les entretient,  sinon nous mêmes, soit en tant qu’initiateur (je parle aussi pour moi car je ne suis pas un Saint) soit en tant que victime qui subit l’autre et qui va réagir pour ne pas se laisser faire. On ne sait parfois plus qui a initié le combat. Moi ? Lui ? En tant que coach je reste toujours étonné de la puissance des arguments des deux parties qui « se tapent dessus ». Qui croire ? Comme dans mon enfance, lorsque nous jouions dans la cour d’école, la maîtresse assistait à nos petites colères et nous séparait en nous punissant l’un et l’autre en se disant que l’un et l’autre y étaient bien pour quelque chose ; j’en viens à y repenser. Au fond, malgré les années, rien n’aurait changé ? 

 

Observons aussi les médias qui mettent en avant nos jeunes de 18 ans  « déjà intronisés stars » et dont la popularité est d’autant plus forte qu’ils s’insultent !

 

La liste est aussi longue de jeux de guerre en PlayStation. Il y a quelques temps, alors que je lisais un quotidien d’information gratuit sur le web, une publicité de la PlayStation sur le dernier jeux de guerre à la mode m’apparu d’une façon violente, alors que je lisais calmement un article d’un philosophe qui exprimait des mises en garde contre les risques de guerre au moyen orient et qui ne cessait de répéter « plus jamais ça » et que « la paix est fragile » ! Cette publicité intempestive sur ce jeu pour jeune me vantait la guerre au même moment !

 

Qui entretient cela ? Un robot ?  Une machine ? Peut être, c’est même sur. Mais non ! Le robot informatique est programmé par l’Homme, c’est à dire, ceux qui les inventent ces jeux de massacre, peut être vous, peut être moi qui les achète pour mes enfants, mes neveux, peut être un ami d’un ami proche qui y travaille pour gagner sa vie, un de mes enfants qui y joue. Autrement dit ce climat est entretenu par NOUS MEMES.

 

Or, qu’a voulu dire Gandhi ? « C’est en NOUS que………. ».Ó Patrick Krzyzosiak

22 01 2016

On peut être horrifié par ce que se passe dans le monde et c’est préoccupant. Mais l’hypothèse que je formule c’est que par nos comportements quotidiens nous les rendons possibles : nos jugements sur nous et sur les autres, nos jalousies, nos comportements,  les compétitions égoïstes qui sont exacerbées depuis notre enfance…  Tout ce que nous disons subir et venant du « dehors » m’apparaît nettement n’être en fait que le reflet démultiplié de nos « propres » agissements quotidiens (dénigrements et jugements faciles,  jalousies, envies,  peurs, autodénigrement, notre préférence marquée pour des films à la gâchette facile surtout lorsque des  bombardements par des vaisseaux galactiques entrent en jeux avec plein de faisceaux lumineux de couleur).

 

Sommes nous à ce point hypnotisés pour ne pas nous ouvrir les yeux sur le fait que nous donnons une énorme permission à la violence par nos propres pensées, nos agissements quotidiens et nos préférences ?

 

 

Gandhi, comme tu as eu du flair :  » C’est en nous que doit se faire le changement que nous voulons voir à l’extérieur « .  

 

Ce que j’écris ici n’est ni une accusation ni un pamphlet dont l’objectif serait de culpabiliser et d’enfoncer le clou. C’est un appel à des prises de conscience pour que nous parvenions à ouvrir les yeux sur nos pensées et nos agissements car  nous avons largement la capacité de les changer lorsque nous en sommes conscients.

 

Le pouvoir personnel que nous avons est énorme et il m’apparaît même illimité si nous modifiions juste un peu nos propres comportements. L’addition de plusieurs comportements a plus d’impacts que l’on peut le penser. C’est ainsi qu’une seule personne peut même faire basculer une décision face à un collectif d’individus divisés dont les objectifs sont divergents et différents. L’unique condition pour cette personne est qu’elle soit déterminée à 1000 %. C’est souvent de cette façon que nos côtes ont été bétonnées : un seul entrepreneur qui tenait tête à un collectif divisé. 

 

Merci à Gandhi et merci aux personnes que j’accompagnent en coaching qui me permettent de plus en plus d’accéder à ce niveau de compréhension,  d’ouverture et de conviction.

 

Un exemple me direz vous ? Car ça tient peut être du rêve voire de l’illusion à grand spectacle ce que je vous raconte la.  Un homme que j’ai coaché me disait qu’il était fatigué par les comportements de ses collègues et responsables au bureau.

Cet homme vivait vraiment très mal cette situation et c’est pour cette raison qu’il avait choisi de se faire coacher.  Mais alors que nous avions rendez-vous pour une séance de coaching, un incident arriva. Il venait de s’en prendre à l’hôtesse d’accueil qui lui avait servi un café sucré alors qu’il l’avait demandé « sans sucre ». La personne de l’accueil s’était trompée et s’en était excusée. Or, la réaction de ce monsieur a été très dure, démesurée, disproportionnée, et l’hôtesse en fut boulversée pour le reste de la journée.

 

J’ai demandé à ce monsieur ce qu’il en pensait. Bien sur il a trouvé toutes les raisons à sa réaction, mais sentant qu’il tournait en rond dans ses arguments et que je n’étais pas plus convaincu que cela, il a finit pas me parler de son stress lié à son quotidien dans son entreprise. Mon questionnement l’a alors amené à réfléchir au fait que si nous agissons tous ainsi, nous ne pouvons pas alors nous plaindre de ceux qui agissent aussi de cette manière brutale contre nous.  On leur offre même un visa de brutalité sur un plateau d’argent. 

Ó Patrick Krzyzosiak

22 01 2016

Je me souviens lui avoir dis : « Mais qui est-on finalement pour juger les autres et même condamner leurs agissements contre nous si nous mêmes nous  agissons de la même façon ? Il s’est alors ressaisi. Il pris alors l’option pour les jours suivant d’observer plus attentivement ses propres agissements.   Sa manager et ses équipes ont  observé de nets progrès plus rapidement qu’on pouvait le penser.

Il a finit par me dire qu’il vivait mieux qu’auparavant, tout en me disant que c’est un « combat de tous les instants de rester éveillé ». J’ai beaucoup aimé ses propos. Je crois lui avoir dit :  » Il est en effet plus difficile de rester éveillé et de s’observer dans nos agissements, et il est tellement plus facile de fermer les yeux sur nos agissements et de s’en prendre aux autres ». Quant au mot « combat »,  je lui ai proposé de le remplacer s’il le voulait bien, par le mot  » effort « . En faisant cet effort de dire par exemple à l’hôtesse d’accueil :  » ce n’est pas grave ce n’est qu’un café », elle aurait pu passer une meilleure journée et lui aussi.

 

Avec plusieurs années de distance par rapport à ce qui s’est passé pour lui (c’était en 2016) je me dis que nous alimentons tous la pompe à problèmes. Sur le coup, le mal est fait car lorsque la personne reçoit un message brutal (oral, écrit), elle est finalement « contaminée » négativement pour le reste de sa journée car les ondes négatives persistent pour un bout de temps dans la tête de chacun d’entre nous. Et cela se transmet à tous les autres car l’humeur de celui qui s’est fait agressé est morose et son entourage le ressentira. On dira « mais qu’est-ce qu’il a aujourd’hui ? ». Comme si tout l’entourage subissait par réaction en chaîne, un évènement pourtant distant d’eux.

 

Il arrive heureusement parfois que celui qui a allumé les jeux vienne nous voir et nous dise  « excuses moi, comme je ne suis pas bien, j’ai réagis avec colère, et je t’ai mal parlé ou aussi je t’ai mis la pression  sans même t’expliquer le contenu du dossier client ». Mais c’est trop tard pour ceux qui entre temps auront été en contact avec la personne chahutée la veille et qui n’était donc pas de bonne humeur.

 

Je me demande toujours ce qui se serait passé si la personne de l’accueil avait été félicitée pour le café. A qui aurait-elle souri tout au long de sa journée ? Ce sourire aurait fait plaisir à d’autres.

 

On peut imaginer que l’état du monde actuel est peut être l’addition de plusieurs réactions en chaîne de cette nature.

 

Alors que serait notre vie si nous l’alimentions en bonheurs quotidiens faits de parole agréables ? un geste de politesse, un sourire, une discussion sympathique à entretenir avec un chauffeur de taxi stressé. Nos petits gestes sont des dons qui rendent les gens rencontrés plus heureux, peut être pendant 2 minutes, ou peut être pendant 10 minutes et je vous promets que vous ressentirez même à distance leur joie par l’intermédiaire d’autres personnes qui viendront vers vous avec plus de joie. C’est un moyen que nous avons tous pour être dans l’agir plutôt que de rester à subir.

 

Si vous donnez du bonheur à quelqu’un que vous ne connaissez pas, même un court instant, sachez que des petits bonheurs surgiront pour vous au coin d’une rue par des personnes que vous ne connaissez pas. Elles pourront se montrer polies, souriantes, sympathiques.

 

 

 

Il y a quelques jours, à déjeuner, j’entrepris spontanément de parler avec le chef cuisinier d’un bel espace professionnel qui servait lui même les clients présents ce jour la pour des team building ; je décidais de lui parler d’un garçon plein de talents que je connais bien et qui adore la haute cuisine et qui aimerait en faire son métier. Notre échange a été spontané, sympathique, souriant, mais est finalement resté assez court.  Je pris même en photo le menu du présentoir qui mettait en avant une spécialité à base de truffe, et du livre d’un éditeur connu, faisant référence aux grands chefs ayant travaillé ou travaillant encore avec cette société. Il me dit que ce livre était à la vente si je souhaitais me le procurer. Je le remerciais et lui ai souhaité une belle journée.

 

N’ayant pas eu un moment dans la journée car j’animais un séminaire sur place, quelle ne fut pas ma surprise en fin de journée lorsque la responsable de ce bel espace m’offrit ce livre avec un message bien sympathique et encourageant pour ce jeune ami. Je n’avais aucune attention en parlant au chef cuisinier.

 

J’avais juste accordé un peu d’attention à ce Monsieur qui me semblait aimer son métier. Je sais par contre que nous avions le sourire.

22 01 2016

Nous pouvons tous déclencher cette douceur autour de nous,  et même si c’est un « effort », rien ne se fait sans effort. N’attendons pas tout de l’autre surtout si l’autre attend lui aussi tout de nous. Alors il ne se passera rien.  

 

Grâce à l’Analyse transactionnelle (lire l’ouvrage du Dr Eric Berne,  » Que dites vous après avoir dit bonjour ? « ) nous sommes en mesure de démontrer que les tensions et les conflits sont le résultat d’un manque de reconnaissance, à savoir, « d’intérêt » ressenti par autrui, donc de l’intérêt que nous portons à l’autre.  

 

A ceux qui me trouveraient trop utopistes, j’ai envie de leur raconter une autre histoire. Elle m’évoque beaucoup de choses car elle s’est produite dans ce contexte sanitaire difficile où beaucoup de voix se sont élevées pour plus de bienveillance mais l’état réel en est tout autre.

 

Vers le 20 avril, donc en plein confinement, j’ai eu une séance de coaching qui m’a beaucoup touchée car mon client, le coaché, un expert coordinateur d’une petite équipe de développeurs dans un grand groupe a été victime de bassesses et de moqueries. Cela m’interpelle compte tenu du contexte actuel, et des discours sur un « après Covid plus généreux et plus humain » ou  « ce ne sera plus comme avant » et alors que des efforts sont entrepris dans beaucoup d’entreprises sur le thème de la bienveillance au travail. L’homme que je coach est brillant dans son domaine. J’appellerai mon coaché Nicolas pour conserver  l’anonymat et respecter ma déontologie en tant que praticien coach. Il est ingénieur de formation et a environ 40 ans. Je n’en dirais pas plus.

Il faut savoir que le DRH et le N+1 de Nicolas l’ont identifié en 2019 comme un futur manager et ils lui ont proposé un coaching pour faciliter une future prise de poste devant intervenir en juin 2020. Il est coordinateur (pas manager) d’une petite équipe de 4 à 5 personnes.

 

Je le coach à la demande de l’entreprise pour qu’il soit aussi plus à l’aise dans la délégation et qu’il gagne en confiance en lui lorsqu’il doit animer des équipes et parler en public.  Visiblement l’entreprise parie sur lui, et Nicolas a accepté ce coaching en novembre 2019. Il se trouve qu’il se pose également des questions sur son impact car un bégaiement lui pose quelques soucis et j’en prends la mesure à l’occasion de nos séances.

 

Bien sûr, il a essayé tout ce qui possible pour l’atténuer mais ce bégaiement s’aggrave alors qu’il est sous stress et qu’il doit animer une réunion ou piloter un projet avec enjeux. Il s’est adapté et il est devenu un expert dans son domaine.

 

Le travail que nous avons entamé 4 mois avant porte ses fruits mais lors de notre session de coaching d’avril, il m’apprend qu’il est en arrêt de travail pour 2 semaines. Je vois bien lors de notre « visio »  qu’il n’a pas l’air en forme. Il me dit qu’il est déstabilisé depuis 2 jours et qu’il pensait même avoir quelques symptômes du Covid (il a eu une consultation la veille avec un médecin mais ce n’est pas certain). Évidement je lui demande s’il préfère interrompre pour aller se reposer en repoussant à plus tard notre séance du jour pour prendre soin de lui. Je m’attendais à ce qu’il veuille mettre fin à la séance mais il ne l’a pas souhaité. Intrigué, je lui propose alors un contrat de séance d’écoute, et de faire le point une heure après pour connaître son état d’esprit. Il s’est mit donc à me raconter ce qui l’avait mis dans cet état. Tout cela est arrivé en télétravail. Nicolas m’explique donc qu’à l’occasion d’une réunion d’équipe en visioconférence, des collègues  l’ont moqué  pour son bégaiement en l’imitant de manière insistante.  Cela a commencé le matin en sa présence, lors d’une première réunion mais cela ne l’a pas plus perturbé que ça car il avait mis ça sur  le compte de l’humour ou de la taquinerie et que cela fait presque 4 ans qu’il collabore avec eux.  

 

C’est ce qu’il se disait jusqu’à ce qu’un client le contacte un peu après, gêné, pour lui faire part de ce dont il avait été le témoin.

 

Alors que le client faisait des tentatives infructueuses pour se connecter à distance par un site de visio conférence il a été le témoin non prévu de la nature des premiers échanges sur un ton moqueur au sujet de Nicolas, sans se douter que le client les entendait.  

 

Ce n’était plus de l’humour, car le client a compris que ces moqueries dataient de quelques mois.

 

Ce client aurait pu décider de ne rien en faire, mais il se trouve que pour lui, la mauvaise qualité des relations de travail entre les membres d’une équipe sont une source de questions sur l’efficacité du projet et ont entraîné des suspicions supplémentaires suite à des manques évidents de résultats qu’il ne s’expliquait pas.  Ce client en a donc référé à Nicolas et au N+ 1 en charge de l’équipe.

 

Outre le fait que Nicolas fut bien sur interpellé, et qu’il s’est senti mal à l’aise car cela remet en cause son positionnement et sa place pour les mois qui viennent, c’est aussi la réaction du client qui m’interpelle. On me dit souvent que les personnes sont remplaçables et que seuls les résultats comptent. Or, les étranges relations de travail qui ont été observées par le client ont sonné l’alerte car il s’est mis a pointer comme cause de l’insuffisance des résultats du projet, le mauvais climat de l’équipe. Depuis, l’entreprise a pris le message très au sérieux et a changé l’équipe. En avril, le DRH a accepté une demande de mobilité de Nicolas, afin de préserver son moral.  Le DG de la branche a eu raison du chef de projet qui laissait alimenter les propos contre Nicolas.

 

Nicolas m’évoque des jalousies possibles, du fait que l’entreprise lui a proposé un poste de manager. Le coaching lui a été attribué pour faciliter cette prise de fonction qui devait intervenir en juin.

 

Cette histoire comme tant d’autres montre qu’il y a toujours une corrélation entre de bons résultats et la qualité des relations entre les personnes qui composent une équipe.   Quand l’entraide est là, tout va plus vite et devient plus léger, plus efficace.

 

Pour aider Nicolas, mon coaché, à retrouver un peu de stabilité, je lui dis ce qu’un Directeur Général d’une mutuelle me raconta un jour. Pour lui, lorsque l’on a des facilités que d’autres n’ont pas, on se doit d’aider les autres à les acquérir  plutôt que de les garder pour soi. Ce fonctionnement était à la base du succès de son entreprise.

 

Alors, si c’est en nous que doit se faire le changement que nous voulons voir chez les autres, peut être que cela pourrait se faire en prenant exemple sur ce DG ?

 

La nature fonctionne d’ailleurs ainsi et elle nous le montre tous les jours sous nos yeux : les feuilles tombent à l’automne et elles nourriront le sol, qui va ingérer cela, s’endormir en hiver, et le printemps revenu, donner aux plantes les aliments dont elles ont besoin pour revenir à la vie.

 

Si la vie est un cadeau pour la nature, il est évident qu’elle l’est aussi pour nous mais sans doute, nous, les humains,  l’avons un peu, parfois, beaucoup oublié.

Nous avons du mal à offrir aux autres qui ont moins que nous, alors que cela pourrait être bon non seulement pour eux, mais aussi pour soi car la satisfaction de donner agit sur notre joie et sur notre sentiment d’utilité.

 

Il s’agit aussi d’être conscient qu’on ne peut pas demander aux autres ce que l’on ne fait pas soi même. Ainsi en va t-il de la politesse, de la tolérance, du respect, de la confiance, de l’hypocrisie, du mensonge, de la compétition au détriment de la coopération.  

 

Qu’attendons nous pour avoir des petits gestes sympas pour notre voisin ou notre boulanger, notre collègue de travail ?

 

Enfin, il y a cette réflexion que Bouddha avait  faite et qui fait réfléchir :

 

« Quand un oiseau est vivant, il mange des fourmis. Quand l’oiseau est mort, les fourmis le mangent. Le temps et les circonstances peuvent changer à tout moment, ne pas sous-estimer ou blesser quelqu’un dans la vie. Il peut maintenant être puissant, mais n’oubliez pas que le temps est plus puissant que vous. Il suffit d’un arbre pour faire un million d’allumettes et seulement une allumette pour brûler un million d’arbres. Sois bon et fais le bien ».

 

Plus que jamais, NOUS AVONS LE POUVOIR INDIVIDUEL de  développer ce comportement, dans l’intérêt général. Personne, je dis bien PERSONNE ne peut nous empêcher d’exprimer des petits bonheurs, par des gestes et des paroles simples et inclusives, même lorsque l’ambiance générale se détériore.

 

Sachez que l’intérêt porté à autrui, cette reconnaissance positive, déclenchera beaucoup plus d’impact positif que vous ne  le croyez,  car comme une dynamo, elle en entraînera beaucoup d’autres. Alors merci Gandhi pour tant d’intelligence.

Ó Patrick Krzyzosiak

22 Et si nos petits gestes étaient des dons rendant les gens rencontrés plus heureux et ce monde plus serein ?

01 2016

 

MERCI DE M’AVOIR LU OU ECOUTE jusqu’au bout

 

Patrick Krzyzosiak

SPK Energy Coaching

Coach Habilité Transformances PRO

Adresse Paris : 140 bis rue de Rennes – 75006

Fixe : + 33 1 70 38 24 30

Mob : + 33 6 62 18 65 73

e-mail p.krzyzosiak@spkenergycoaching.com

 

A Paris, le 27 mai 2020

D’autres publications sur :

WordPress : http://www.patrickkrzyzosiakcoaching.wordpress.com

 

 

 

La caverne de Platon, ou comment sortir du confinement des silos en entreprise ?

La caverne de Platon nous encourage à aller vérifier ce à quoi nous croyons. C’est comment en vrai, dehors ?

Chez Platon, un archétype est un prototype des réalités visibles du monde.  D’après Karl Gustav Jung, une réalité globale est issue de la somme des archétypes d’un groupe, c’est à dire de la puissance des courants de pensées qui composent ce groupe.

Par exemple, on a l’archétype « le monde est un danger, il faut s’en protéger », la pensée archétypale étant que l’ensemble des personnes qui le pensent trouveront à se confirmer ce qu’elles se disent et ce en quoi elles croient en rencontrant des personnes qui pensent comme elles et qui d’ailleurs tiennent les statistiques confirmant que « le monde est un danger ». Il y a d’autres pensées archétypales, comme par exemple une qui est représentée par des personnes qui pensent que la vie est une opportunité et qui donc vont rencontrer sur leur chemin de vie des personnes qui pensent comme elles et qui démontrent tous les jours que leur vie est une somme d’opportunités. On connaît tous des entrepreneurs toujours prêts à rebondir, des voyageurs du monde etc…

Comme dans la caverne de Platon, il est donc très difficile de convaincre un groupe qui a une croyance, de sortir à l’extérieur…de sa forme de pensée. Beaucoup restent enfermés (confinés ?) dans un système et le défendra bec et ongles. C’est ce que je vis en intervenant en entreprise. Les uns veulent me convaincre que ce sont les autres qui ont tort, et vice versa.

Demandons nous alors quelles sont les pensées des personnes qui composent un groupe pour en arriver à générer des réalités visibles de blocage et de tensions en entreprise.

Pour essayer d’y répondre, je prend les exemples les plus courants dans mon métier de coach lorsque j’interviens auprès d’équipes : on me décrit un paysage avec des équipes qui s’évitent, travaillant à l’écart les unes et des autres, passant par l’e-mail pour échanger, et s’appuyant sur les « process » pour ne pas avancer en direction de la demande d’une autre équipe sur le même site. Cela génère de la fatigue, de l’usure, de la démotivation, et de la méfiance générale.

On me parle dans les entreprises du mot « silo », comme si chaque équipe s’enfermait à l’abri de ses murs, comme si chacun se CONFINAIT par crainte de l’autre.

Alors, quel est donc l’état d’esprit qui a fait que chacun se confine comme ça à l’abri des autres ?

Souvent, c’est la logique financière qui a pris le pas sur le bon sens : « dans ce service, ils ne regardent que leurs propres objectifs financiers d’équilibre et pour eux on passe après ». C’est clair que lorsqu’un responsable d’activité doit réaliser son objectif chiffré mensuel, la seule chose qui l’importe c’est son chiffre, et sa devise est alors : « les autres attendront ».

Mais, si je réfléchis à ce qui a amené cette situation où chaque service regarde d’abord ses propres objectifs, je vais chercher des réponses au niveau de l’état d’esprit des personnes qui composent l’équipe. Puisque les pensées créent nos réalités visibles, alors comment pensent ces personnes ? J’observe toujours de la méfiance, du jugement de valeur, un fort sentiment de ne pas compter, un sentiment de ne pas avoir eu son mot à dire, la peur d’être exclu, oui, je dis bien la peur. De la méfiance découle l’individualisme jusqu’à l’exclusion de ce que pense l’autre, au détriment de la collaboration. Moins d’acceptation des autres, de capacité à s’ouvrir à d’autres points de vue, et je vois plus de susceptibilité. La peur, sans faire de liste exhaustive, c’est la peur de perdre son emploi, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de solliciter de l’aide, de déranger son hiérarchique…, de se prendre un méchant e-mail copié en direction de toutes les personnes qui ne sont même pas concernées.

Il y a comme une forme de toxicité des liens et des relations entre personnes, une crainte des relations, et cela s’est accéléré depuis quelques années. Le risque, c’est que plus nous focalisons sur les tensions, les frustrations, les peurs, plus des archétypes de peur, de méfiance, d’individualisme vont s’installer, remplis par ces personnes sous pression qui se conforteront entre elles que « les autres sont à l’origine de leurs problèmes ». Plus ces personnes focaliseront sur ces comportements de méfiance, de peur, plus les croyances de chacun vont s’incarner dans des comportements agressifs, pouvant générer de la violence verbale et physique.

Pour ceux qui en doutent, j’ai un exercice à vous proposer, celui de la spirale ( lien) ici joint, d’une quinzaine de secondes, c’ est une bonne représentation de notre capacité à reproduire autour de nous nos croyances sans même nous en apercevoir. Influencée par la spirale, votre paume de main juste en l’observant, se met à tourner comme elle ! La façon dont nous appréhendons la réalité, le passé, le présent et le futur, a une influence directe sur la réalité et peut aller jusqu’à « l’impuissance apprise ». J’en parle dans mon article du même nom.

Nous sommes maîtres à bord de notre vie, et à partir du moment où nous sommes conscients de ce phénomène, c’est à chacun de nous de se poser et de tendre la main à l’autre. On peut évidemment rejeter cette possibilité en continuant à « charger la barque des autres », mais lorsque l’on fait attention aux autres, en leur donnant de la considération, de l’écoute, du temps, du partage, on devient plus conscient qu’on est mieux à deux que tout seul.

Je mesure les impacts de ces changements grâce à des coaching que je réalise.

Alors, ce serait comment si chacun de nous acceptait de se remettre en question pour être en mesure de mettre en avant la compréhension, l’entre-aide, la collaboration, l’inclusion, la considération, et pas la polémique, la peur, la méfiance, le jugement mais aussi la compétition nocive ? Ne pas se remettre en question revient à accepter le confinement des silos en entreprise.

Patrick Krzyzosiak, non loin de Paris, le 28 mars 2020

Pour faire l’exercice de la spirale : Copiez ce lien et ouvrez youtube     https://youtu.be/p6zq7BDSBcc

 

 

 

Regardez cette vidéo de la spirale pendant 10 secondes sans la lâcher de vue. Ensuite regardez une des deux paumes de main et voyez alors ce que vous voyez…(cf. PJ lien vidéo). Si cela vous trouble, transférez la vidéo à vos amis.

« Ne laisse pas le monde organisé par les Hommes organiser ta vie ».

Pour les très rationnels, connaissez-vous le pouvoir de la pensée ? il y a eu des expériences très intéressantes sur les effets de la pensée à distance et la mémoire de l’eau, certes pas validées par un monde scientifique assez fermé, mais ça vaut le coup en tout cas de se renseigner :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Masaru_Emoto

Quelqu’un m’écrivait récemment : « Mais aussi les travaux de Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008, qui a découvert le VIH il y a 30 ans et qui a été décrié par la communauté scientifique (« étrange Nobel séduit par l’irrationnel » a-t-on relayé dans la presse) dès qu’il s’est ouvert à tous ces travaux… (Galilée était fou également de croire que la terre était ronde…) ».

Tout est énergie et la crise est d’une certaine manière en train de nous le prouver, et en tout cas de donner raison à toutes les prédictions pessimistes des cartomanciens en tout genre du début d’année…

Pour sortir d’une situation digne d’un tsunami, on parle toujours de changement de perspectives et de croyances à faire…et bien c’est le moment ; et là ce n’est pas un changement de petit niveau 1 ou 2, c’est un changement de niveau 4 ou 5 sur une échelle qui en compte sans doute …5.

S’ouvrir à une dimension du monde qui nous est accessible mais qui est ridiculisée par la pensée logique dont on nous gave à longueur de journée, d’années, comme quoi nous ne sommes que des petits grains de poussière impuissants et perdus dans un univers qui nous tient par la barbichette …25 ans de métier à aider chaque personne me montre en effet que le changement part de nous même. Quand quelquechose change en nous dans notre façon de voir le monde, d’agir, de penser, j’ai toujours constaté des changements radicaux, imprévus, dans la vie des personnes. Pas tout de suite, parfois oui, parfois il a fallu quelques semaines, ou moins; cela m’a permis de vérifier par moi même que nous avons le POUVOIR de modifier notre environnement en revisitant et remettant en cause certaines de nos croyances, et même de nos valeurs, nos comportements; c’est lorsque nous abandonnons ce pouvoir à d’autres que nous subissons et que nous donnons alors raison à ceux qui disent que nous ne pouvons rien sur ce qui nous arrive, qu’il faut accepter le sort. Que nous sommes impuissants, que les évènements arrivent par un hasard, et d’ailleurs de nombreux scientifiques vont prouver que nous ne sommes rien, absolument rien et que nous avons encore de la chance d’être en vie dans un monde si complexe.

>>>>> Je vous invite à faire un exercice par vous même : en cette période où on a le temps de lire, nous pouvons aussi faire cette expérience qui peut être impressionnante pour montrer le pouvoir de nos pensées sur une matière à priori non consciente : du riz ! vous cuisez du riz. Vous le mettez dans deux bocaux dans deux endroits différents d’une mème pièce.

Sur un bocal vous écrivez « je te hais », et sur l’autre, vous écrivez « je t’aime »

Tous les jours vous allez voir les deux bocaux et vous insultez celui sur lequel est écrit « je te hais » et vous envoyez des mots d’amour à celui sur lequel est écrit « je t’aime ». J’en conviens, ça parait complètement débile… Mais après 8 jours vous verrez le résultat, si ça fonctionne (et chez moi ça a fonctionné) c’est très impressionnant et ça tend à montrer le pouvoir de la pensée sur les cellules…regardez les vidéos de Masaru Emoto sur youtube (lien ci dessus).

Malraux avait dit que le 21 è siècle serait spirituel ou ne serait pas. Ce qui se passe en ce moment a besoin de réponses matérielles, on nous assome avec ça et je serais heureux le jour où ce truc qui nous tombe sur la tête aura son traitement pour aider les plus mal en point et pour calmer nos angoisses afin que tout redémarre et revienne « à la normale ».

Mais, si la solution était avant tout spirituelle et pas que rationnelle justement ? Par exemple, quel poids ont eu nos pensées individuelles et collectives dans ce gigantesque choc pour notre civilisation au point de se produire partout en même temps, qui amène un arrêt brutal de nos vies telles qu’elles étaient ? pensez à l’expérience sur l’eau…le riz…ce n’est pas ridicule car ce type d’expérience n’a rien d’anodin. Notre impact est beaucoup plus fort que ce que nous croyons…oui, la pensée négative et pessimiste peut amener au chaos.

Je dirais aux sceptiques de regarder en arrière depuis 30 ans voire plus, ce que l’on inculque à nos gamins et ce que nous avons avalé alors que nos sommes devenus adultes : films de de destruction massive de la Terre, films sur les virus, les pandémies, des jeux vidéos violents, la liste est longue des peurs constatées partout, chaque année ayant son lot d’angoisses (maladies, guerres, terrorisme…) tout est si violent et lourd que cela ne peut qu’imprégner nos neurones, et >>>>>>>> alors nous donnons à ces scénarios du pire la probabilité d’exister. >>>>>>>>> Tout ce à quoi nous donnons de l’importance et à quoi nous donnons de l’intérêt, existe et se développe, et persiste. >>>>>>>>>> La façon dont nous observons un atome influence le comportement de cet atome (lisez, trouvez fouinez, investiguez, l’internet reporte ces expériences menées par nos scientifiques partout sur la planète ! ).

Et si justement ceux qui s’en sortiront le mieux après la crise dans ce monde qu’il faudra réinventer sont ceux qui sont ouverts à cette dimension qui permet de comprendre que l’autre n’est pas responsable de leurs malheurs, mais que tout part de nos pensées, car tout se loge dans nos cellules, dans nos croyances, dans notre cerveau … Vous avez du temps devant vous, je vous invite à lire, à vous renseigner et à vous autoriser à croire à autre chose qu’à ce qui nous est servi sur un plateau tous les jours….pensez à Ghandi…il a, par ses convictions, atténué le nombre de victimes, car même si 1 million de personnes ont péri, ça aurait pu dégénérer en pire tragédie. Il n’a JAMAIS CRU à la violence pour chasser les anglais. Il a été assez solide pour ne pas désirer des luttes fratricides. Il a su apaiser les envies d’en découdre de ses amis .

Ceux qui méditent, lisent, qui connaissent la pleine conscience, l’hypnose, la sophrologie, etc…., etc…savent que lorsqu’un seul individu est serein, il influence tout son entourage. Si plusieurs sont sereins, c’est au delà de l’entourage. L’inverse est vrai. Quand vous êtes inquiet, apeuré, vous répandez les peurs et l’inquiétude autour de vous.

Réapproprions nous nos pensées, pensons par nous même et entrevoyons le meilleur et pas le pire, éloignons nous des colporteurs du pire et de la peur (tiens, pire et peur même famille…) >>>>>>>> car ils amplifient nos phénomènes de tensions en nous et lorsque nous sommes tendus, nous ne créons plus rien, nous nous rendons et nous attendons qu’une solution extérieure à nous vienne nous tirer d’affaire ! Ca s’appelle s’en remettre à des sauveurs à qui nous donnons aveuglément tout notre pouvoir ! ces sauveurs ensuite deviennent nos persécuteurs et nous sommes leurs pauvres victimes qui s’acclimatent à ça ! Mais nous y avons consenti car le sauveur nous a sauvé alors on lui accorde le pouvoir de faire à notre place. En général un sauveur se maintient dans sa posture de domination sur nous par tous ses actes.

Créons un autre chemin par ce que nous désirons avec le coeur. Pour ça, sortons du tout rationnel . Il existe autre chose. Je ne parle pas de confronter l’autre et de rentrer en conflit par la haine. On peut tout casser pour reprendre le pouvoir, et après ? l’Histoire est une répétition à ce sujet.

Malraux avait sans doute la clé. C’est le poids du spirituel en nous qui fera basculer les choses : une vison collective positive de l’avenir qui soit partagée par tous. Mais le premier pas à faire est d’abord individuel.

>>>>>>>> On doit d’abord balayer devant notre porte avant de demander à l’autre d’être parfait. Je vois trop de personnes me dire que l’autre est malsain et qu’il est le responsable de leurs malheurs. Mais avant d’en venir à cela, il y a une introspection à faire en soi pour comprendre les comportements qui nous ont amené à côtoyer ces personnes malsaines; a-t-on soi même les mains propres ? est on clean soi même ? s’applique t-on ce que l’on demande à l’autre ? sait-on-dire non ? a t-on peur de décevoir ? lorsque nous voulons bien y répondre, un apaisement se fait, l’entourage et l’environnement autour de nous se modifient pour le meilleur. Je l’ai toujours observé. J’en suis le témoin d’abord avec moi et avec mes clients.

>>>>>>> Il y a un gros travail de sincérité et d’authenticité à faire avec soi-même avant de défiler dans les rues ou de se plaindre de ce qui nous arrive ; car nous avons co-créé consciemment ou inconsciemment notre société, notre présent. Il faut une accumulation de pensées et de croyances collectives suffisantes pour que les atomes qui composent nos pensées puissent devenir matière .

>>>>>> Quand la matière est la, déplaisante pour tout le monde (maladie, confinement alors que le printemps est la) c’est que les pensées collectives qui ont précédé la matière, y ont contribuées depuis longtemps.

Si nous passons notre temps à vouloir changer les choses, changer les autres sans nous changer d’abord nous même, nous serons manipulables par des idées extérieures, par des groupes de pensée en conflit, qui ne sont pas les nôtres. Si tous nous faisons un pas vers plus d’authenticité avec nous même, le plateau de la balance commencera à pencher du bon côté. Mais, qui est prêt à plus de sincérité ? à moins de compétition ? à plus de coopération ? à moins d’égoïsme ? à avoir une assiete de plus pour accueillir un SDF chez soi une soirée ? qui est prêt à moins d égo, à plus d’amour et de confiance en abandonnant les réflexes de défense de notre territoire au lieu de tendre la main à l’autre ?

« Ne laisse pas le monde organisé par les Hommes organiser ta vie ».

A méditer,

Patrick Krzyzosiak le 21 mars 2020

Le leadership La recette retrouvée

Le leadership : la recette retrouvée

 

Si vous êtes prêt à manager vos relations humaines avec plus de facilité et de succès, si vous souhaitez augmenter votre succès aussi bien professionnel que personnel, alors lisez attentivement ce qui suit.

 

Selon Dale Carnegie, ce que vous pouvez faire de mieux pour accroître votre leadership,  c’est de développer des relations saines et de qualité. Dans un monde où la relation est en voie de disparition (je veux dire les bonnes relations qui disparaissent au profit des luttes), il est recommandé de s’arrêter sur ses écrits.

 

Je recommande urgemment la lecture de son livre à succès  » Comment se faire des amis ? ». Ecrit par le milliardaire américain avant la seconde guerre mondiale, il y expose des recettes simples démontrant que les relations sont à la base de tout. A la base du leadership ! 

 

Son livre s’est vendu à plus de 45 millions d’exemplaires de part le monde depuis sa première publication – au modeste tirage de cinq mille exemplaires – en 1936. Le livre a fait l’objet de plusieurs révisions depuis la mort de l’auteur en 1955, par sa femme et sa fille, principalement afin de remettre au goût du jour les exemples donnés par l’auteur, concernant des personnalités célèbres en 1936 mais oubliées depuis – sans qu’elles touchent au fond de l’oeuvre en elle-même.

 

Plus que jamais, son livre, malgré son âge, nous livre de la sagesse et des techniques simples pour s’en sortir dans un monde devenu dur, dont les technologies sont de plus en plus sophistiquées, mais elles seules ne sont pas suffisantes.

 

S’il y avait une recette simple de succès, Carnegie explique que le succès se traduit par la capacité des entreprises et des hommes à établir de bonnes relations humaines. Carnegie l’a démontré, vécu, entrepris, et dit qu’il a été porté par les autres vers son succès. 

 

Alors, et nous dans tout ça ? J’entends ici et la qu’il faut apaiser le climat social, pourquoi tant de problèmes, de souffrance au travail etc…Je pense sincèrement que Carnegie …on l’a juste oublié ! J’entends encore la semaine dernière un directeur d’un bel établissement pour qui les relations humaines lui apportent plus de problèmes que de solutions alors  » il les met volontairement de coté », me dit il, très sur de lui. Par contre, son DRH me renvoyait son manque crucial de leadership puisque les collaborateurs lui renvoyaient de la suspicion. Il avait beau avoir fait un Master en formation continue dans une ESCP réputée et avoir appris à « renforcer son leadership », personne ne le voyait son leadership ! On le craignait plus qu’autre chose !

 

Alors, l’ESCP ne lui aurait pas apporté ce leadership tant désiré ?

Alors, « dis papa, c’est quoi le leadership ?

« Bonne question mon fils !  »

 

Alors, comment fabrique t-on un leader ? et d’abord, est ce que ça se « fabrique » (à l’école)  ?

 

Que disait Dale Carnegie ? que beaucoup trop de responsables négligent les relations humaines.

Or, c’est la qualité des relations humaines qui mène à la réussite ! avoir une vision stratégique, des compétences financières, commerciales, j’en passe et des meilleures, ne suffisent pas pour parler de leadership.

 

Le besoin de communication et de travail d’équipe est plus important que jamais, je l’entends tous les jours. Les cris, les colères, les ras le bol nous démontrent le besoin vital d’être reconnu. Alors, un leader, pour le devenir, peut comprendre ce besoin que nous avons tous, de vivre des relations de qualité, que la confiance se crée par l’écoute, le temps passé avec l’autre, l’attention portée aux autres, et le respect des personnes.

 

A chaque nouveau coaching j’entends systématiquement ce vide sidéral du manque d’attention. Savons nous assez que  des relations de confiance augmentent notre créativité et notre enthousiasme général ?  que le manque de respect et d’attention nous amènent à l’inverse ?  plus de stress, de peur, la montée de la fatigue nerveuse, physique, et notre instinct de survie prend le dessus au détriment de notre besoin de collaboration.

 

Ceux qui misent sur les relations basées sur le respect sont perçus comme des meilleurs leaders que d’autres, mais, le dit on assez car lorsque l’on me parle du leadership j’entends plus « capacité à parler fort », à avoir « une vision d’avenir pour le groupe », j’entends « avoir réponse à tout », à « savoir gérer les finances », « à tout connaître » ! Un leader serait un Monsieur ou Madame « je sais tout », « un Monsieur Madame Parfait » . Un super héros .  Or, c’est juste une croyance populaire répandue. et c’est FAUX.

 

Les  » leaders  » selon Carnegie doivent certes avoir une vision  mais ils doivent surtout savoir communiquer et amplifier la communication, l’écoute, le respect, les marques d’attention car ils ont besoin de tout le monde pour bouger le navire !

 

Ce n’est pas parce que les moyens de communication ont augmenté que les gens ont pour autant appris à mieux communiquer.

 

Alors, « dis papa, que me conseilles tu pour que je sois un leader ?

 

  1. RESTER UN ETRE HUMAIN 

 

Beaucoup trop de gens pensent que le « leadership » concerne les personnes à hautes responsabilités, les leaders, les présidents, les hommes d’affaire…

Le Leadership passe d’abord par une attitude, celle où l’on montre que chaque personne compte, que ce soit l’assistant du manager, le coursier, le vendeur… .

Un leader doit d’abord créer une image d’un possible futur pour l’équipe ; c’est ce qu’on appelle la vision. Ce peut être un rêve, un objectif ou une mission à accomplir. C’est une image claire et précise d’un futur à construire ensemble avec de l’organisation.

L’idée n’est pas de trouver un excellent Leader et de tout faire pour lui ressembler ! N’essayez pas d’imiter qui que soit. Soyez toujours vous-même. La meilleure technique est de trouver le Leader qui est en vous, de trouver qui vous êtes réellement, quelles sont les qualités que vous possédez et qui peuvent être attribuées au Leadership : communication, enthousiasme, positivité, persistance, imagination, sens des valeurs… Laissez vos qualités HUMAINES vous guider vers ce LEADERSHIP.

 

 

  1. COMMUNIQUER

 

Nous prenons de plus en plus conscience de l’importance de la communication.

 

L’habilité de communiquer et d’écouter se base sur 3 points :

 

– Faire de la communication une priorité

– Être ouvert aux autres

– Créer un environnement réceptif à la communication

 

Peu importe à quel point vous êtes occupé au cours d’une journée, accordez toujours une grande importance à la communication. Que ce soit à la pause-café, à la pause déjeuner… Toutes les idées du monde ne sont rien si vous ne les échangez pas. Une bonne communication ne nécessite pas forcément un contexte particulier, alors n’hésitez pas à partager vos opinions et soyez plus ouvert.

 

Si vous vous montrez ouvert aux autres, ils seront plus réceptifs à vos paroles. Cela permettra de matérialiser et de transmettre votre vision. Votre échange ne doit pas se limiter à ce que vous dites… Votre gestuelle, votre attitude sont tout aussi importantes. Une personne qui n’a pas envie d’être approchée est facilement repérable ; ne soyez pas cette personne. Que vous soyez le Directeur de la compagnie ou un vendeur, mettez les autres en confiance.

 

  1. MOTIVEZ LES AUTRES

 

« La motivation ne peut jamais être imposée. Pour faire du bon travail, il faut le vouloir». Ne vous contentez pas de dire ce qu’il faut faire et d’être directif. Motivez les autres pour qu’ils aient envie d’agir et de donner le meilleur d’eux-mêmes.

 

Il faut créer un engagement, car vous ne pouvez ni dicter une conduite, ni obliger une personne à agir comme vous le souhaitez. Il vous faudra donc prendre le temps de l’engager vers vos idées, vers votre façon de penser, en lui transmettant votre vision, vos rêves. Et le convaincre ! Cela prendra du temps car ça nécessite des efforts continus. Et à leur tour, ces personnes transmettront cette vison et cet engagement aux autres. Bien plus qu’un état, cela deviendra un véritable mode de vie. Le temps passé avec chacun n’est pas une perte de temps comme je l’entends parfois. C’est le début d’une dynamique qui portera ses fruits.

 

Alors faites savoir aux personnes qui partagent votre vie, l’importance qu’ils ont pour vous. Félicitez leur réussite, encouragez leurs efforts, laissez les prendre part aux décisions, et partagez avec eux les succès.

 

 

  1. EXPRIMEZ AUX AUTRES L’INTÉRÊT SINCÈRE QUE VOUS LEUR PORTEZ

 

« Rien n’est plus efficace et satisfaisant que de manifester aux autres un véritable intérêt».

 

Si vous souhaitez être apprécié, aidez les autres et vous vous aiderez vous-même. Avoir des relations solides nécessite que vous accordiez un véritable intérêt à votre entourage en toute sincérité. Prendre les personnes au sérieux, c’est leur accorder une véritable importance.

Selon Dale Carnegie, c’est le meilleur moyen pour que l’on s’intéresse à vous, quel que soit le contexte :

Si vous voulez que les autres vous apprécient, si vous voulez entretenir des relations durables, si vous voulez aider les autres en même temps que vous vous aidez vous-même, gardez à l’esprit ce principe fondamentale : intéressez- vous sincèrement aux autres.

 

  1. SACHEZ VOIR LES CHOSES DU POINT DE VUE DES AUTRES

 

« Sortez de vous-même pour découvrir ce qui est important pour l’autre. »

Quoi de mieux qu’un exemple pour illustrer ce principe…

 

Lorsque Dale Carnegie voulu recruter une secrétaire personnelle, il publia une annonce dans le journal et reçu plusieurs centaines de réponses… Mais une attira son attention en particulier. En effet, elle ne parlait pas de ce qu’elle voulait, mais de ce que Mr Carnegie souhaitait, en commençant sa lettre par : « Vous recevez probablement 200 ou 300 courriers suite à votre annonce. Vous êtes certainement occupé et n’avez pas le temps de toutes les lire. Si vous voulez bien me téléphoner maintenant à ce numéro, c’est avec plaisir que je viendrais ouvrir le courrier, jetez les demandes sans intérêt et placer sur votre bureau celles qui méritent d’être lues… »

Il faut parfois savoir se mettre à la place des autres pour comprendre ce qu’ils attendent et pouvoir mieux y répondre.

 

  1. APPRENEZ À ÉCOUTER

 

« L’évidence est ce que les gens ont besoin d’entendre»

 

C’est la plus importante des techniques de communication, quel que soit le contexte professionnel ou privé, chacun aime être écouté. C’est à la fois la meilleure façon d’apprendre et d’obtenir des réactions positives de la part de ses interlocuteurs. Être à l’écoute, est paradoxalement une véritable arme de persuasion. Cela peut amener l’autre à voir les choses de la même façon que vous.

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une activité passive. Bien au contraire, elle requiert une grande concentration, une véritable implication avec des marques d’intérêt : reformulation, réponses brèves et appropriées. L’attention peut se manifester par un hochement de tête, un contact visuel, une question rapide ou encore une réponse courte. Participer à la conversation tout en étant à l’écoute et sans interrompre votre interlocuteur est crucial. Nul n’est plus persuasif qu’un auditeur attentif !

  1. FAITES ÉQUIPE POUR DEMAIN

 

« Les bon équipiers sont les leaders de demain ».

 

L’évolution de la société tend de plus en plus à développer l’esprit d’équipe ; on entend beaucoup parler de team building. C’est à l’évidence la clé des succès de demain. Et comme dans toute équipe, il y a un Leader ; à l’image d’un entraîneur au sein d’une équipe sportive.

 

Pour qu’une équipe réussisse, la coopération des différents équipiers est nécessaire, ainsi qu’un coach de talent. Voici donc quelques points-clés pour former une équipe soudée et efficace :

 

– avoir des objectifs d’équipe

– s’occuper de chacun individuellement

– rendre chaque membre responsable des résultats de l’équipe

– partager les honneurs et accepter les critiques

– saisir toutes les occasions possibles pour renforcer la confiance de l’équipe

– être impliqué et rester combattif

– un Leader se doit d’être présent. C’est un mentor dont la mission est d’inspirer les autres et les emmener vers un objectif commun, un but à accomplir.

 

  1. RESPECTEZ LA DIGNITÉ DES AUTRES

 

« Le vrai respect pour les autres est le moyen le plus fiable pour motiver ».

 

Il faut avoir conscience que l’autre est un être humain qui vit et qui respire, qui a ses contraintes familiales, souhaite réussir et être traité avec dignité, respect et compréhension, tout comme vous.

 

Pour un climat favorable, il faudra traiter vos employés comme des collègues, sans condescendance, imposer votre autorité sans avoir à réprimander. Mobilisez-les, en leur lançant des défis, en tenant compte de leurs avis et incitez-les à coopérer.

 

  1. VALORISEZ, FÉLICITEZ, RÉCOMPENSEZ

 

« L’être humain travaille normalement pour des compensations financières. Mais il se dépasse pour être reconnu, félicité et récompensé ».

 

Lorsqu’on parle de récompenses dans l’entreprise, il s’agit en réalité souvent d’argent. Mais ce n’est souvent qu’une des raisons de motivation pour lesquelles la plupart des personnes vont au travail le matin ; et seulement un des éléments qu’il rapporte chez eux le soir.

Quoique nous disions, même le plus matérialiste d’entre nous a soif d’autres formes de récompenses. Ces dernières commencent par 2 points majeurs : le respect de soi-même et le respect reçu des autres. Ce sont là 2 des plus puissantes forces de motivations.

 

 

 

 

  1. TRAITEZ LES ERREURS, LES RÉCLAMATIONS ET LES CRITIQUES

 

«Admettez rapidement vos erreurs,freinez vos critiques. Surtout soyez constructifs ».

 

Nous faisons tous des erreurs… C’est pourquoi il est important de créer un environnement où chacun puisse être ouvert à la critique constructive, car cela fait partie du processus pour avancer et s’améliorer. Et la 1ère chose à faire est de commencer par reconnaître et accepter ses propres erreurs.

 

Attention! La critique ne doit pas prendre des allures de blâme. Elle doit être utile, constructive et venir au moment adéquat. Il est important de prendre du temps avec chaque personne, individuellement pour connaître les points sur lesquels il souhaite s’améliorer et comment il souhaite évoluer.

 

  1. FIXEZ-VOUS DES OBJECTIFS

 

« Fixez-vous des objectifs clairs, motivants et accessibles. »

« Un objectif est un rêve avec un date limite. » Pour qu’un rêve se réalise, il faut déterminer un plan d’action. Chacune des étapes représente des objectifs à court et long terme. Vous gagnerez en crédibilité auprès de vos équipes. Les objectifs nous donnent une cible à viser, à garder en perspective. Ils permettent de mesurer nos réussites.

Fixez-vous des objectifs à la fois stimulants, réalistes, clairs et mesurables. À chaque étape accomplie, prenez le temps de vous féliciter. Puis avancez au niveau suivant, avec encore plus d’audace, de puissance et d’énergie grâce à ce que vous avez déjà accompli.

 

  1. CONCENTREZ-VOUS SUR UNE LIGNE DIRECTIVE

 

« Les leaders ne perdent jamais leur concentration. Ils gardent leur cible en perspective».

 

Il faut vous rappeler constamment votre objectif fondamental et travailler sans en dévier et en persévérant. Ce n’est pas toujours facile. Il faut franchir chaque étape, maîtriser chaque détail, de chaque travail, à chaque fois.

 

Cela vous rendra indispensable dans une entreprise, plus appréciée par l’équipe et plus fiable aux yeux de vos collègues et amis. Le secret : la concentration sur une cible, la capacité à faire abstraction de toute distraction et poursuivre seulement ce qui est important.

 

  1. MAINTENEZ VOTRE ÉQUILIBRE

 

« Un bon équilibre entre travail et loisirs favorisent des performances régulièrement élevées. »

L’importance de l’équilibre pour les individus et pour les entreprises qui les emploient n’a été que récemment comprise dans sa totalité. Et partout, les sociétés bien menées aident leur membres à équilibrer leur vie. La plupart des Leaders modernes ne parviennent pas à un parfait équilibre permanent. La tendance des ambitieux est de placer le travail en 1er ; cela leur semble tellement plus urgent, impératif et crucial.

 

Voici 3 étapes pour mieux équilibrer votre vie :

 

– Changez d’attitude : le temps que vous accordez à la famille et aux loisirs est également important.

– Prévoyez du temps : pour vos loisirs, de la même manière que vous planifiez votre journée de travail.

– Agissez : en vous impliquant dans des activités, vous y gagnerez en bonheur, santé, et vous n’en serez que meilleure.

 

  1. AYEZ LA « POSITIVE ATTITUDE »

 

« Prenez des forces avec des pensées positives et ne vous laissez pas affaiblir par le négatif. »

 

L’attitude mentale, la puissance de notre esprit, la façon dont la réalité peut être changée radicalement grâce à une seule pensée : « Pensez bonheur et vous serez heureux, pensez succès et vous réussirez. »

 

Contrairement à ce que l’on croit, les influences extérieures déterminent peu notre bonheur personnel.Ce qui compte, c’est notre façon de réagir à ces influences, bonnes ou mauvaises. Une attitude positive n’est pas seulement vitale, c’est aussi le secret pour bâtir une vie heureuse et une carrière réussie.

 

Que dire des personnes mal intentionnées qui du fait de leur fragilité terrorisent les autres et adorent les rabaisser ? Je rencontre beaucoup de personnes animées par une belle âme, mais, qui finissent par perdre confiance, ayant trop accordées d’importance aux propos et aux comportements de ces terreurs qui courent les entreprises de nos jours. Mon conseil : souvenez vous que personne ne peut vous rabaisser et surtout pas les personnes mal intentionnées. Ces gens là ne vous arrivant pas aux chevilles, leurs propos et leurs comportements sont nuls et non avenus .

 

  1. APPRENEZ À DOMINER LE STRESS

 

« Dominez vos craintes et dynamisez votre vie. »

Vivez un jour à la fois. Nous dépensons trop d’énergie au sujet de l’avenir et du passé. Le passé est fini, le futur n’est pas encore là, quoique nous fassions nous sommes incapable d’en modifier le cours. Nous ne pouvons vivre qu’un seul temps, le présent. Le temps, c’est aujourd’hui. Les problèmes se présenteront toujours, et il faudra les traiter intelligemment.

 

Voici une méthode utile en 3 étapes :

– Demandez-vous quel est le pire qui puisse arriver.

– Préparez-vous mentalement à accepter le pire si nécessaire.

– Travaillez calmement et méthodiquement à tirer parti du pire.

 

 

  1. MANIFESTEZ VOTRE ENTHOUSIASME

 

« Ne sous-estimez jamais la puissance de l’enthousiasme. »

 

 

L’enthousiasme se transmet par le regard, l’attitude physique, la façon d’agir tout au long de la journée.

Chacun d’entre nous est capable d’éprouver de l’enthousiasme. Il est plus facile à trouver quand vous visez de véritable objectifs, quand vous touchez des projets que vous souhaitez vraiment réaliser.

 

Fixez-vous donc des objectifs stimulants. L’enthousiasme grandira en vous et vous en constaterez l’impact sur ce qui vous entourent. L’enthousiasme véritable est contagieux.

 

Enfin je terminerai par cette phrase : « Gardez l’esprit constamment ouvert au changement. Souhaitez-le. Faites-lui la cour. Ce n’est qu’en examinant et rééxaminant et rééxaminant vos opinions et vos idées que vous progresserez. » – Dale Carnegie –

 

Je vous souhaite du plaisir à renouer avec ces conseils,

 

Patrick Krzyzosiak

 

A Paris , le 12 février 2020

D’autres publications sur :

WordPress : http://www.patrickkrzyzosiakcoaching.wordpress.com

 

 

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Se détacher des émotions négatives et du stress par l’Emotionnal Freedom Technique

 Si vous recherchez des exercices simples de gestion du stress, stress qui sous entend la meilleure gestion de vos émotions, si vous êtes en colère, irrité, agacé, dans la crainte ou l’insécurité, que vous cherchez à dépasser un événement difficile, l’EFT peut s’avérer intéressant. Les recherches faites par l’américain Gary Craing l’ont amené il y a 20 ans à imaginer l’EFT (emotionnal freedom technique), qui est très efficace et rapide à utiliser soi même ou avec un spécialiste. Tout est une question de pratique et d’habitude à prendre. Lire la suite Se détacher des émotions négatives et du stress par l’Emotionnal Freedom Technique

  NOTRE INFLUENCE SUR LE MONDE EST CONSIDERABLE                         

                         « la bonne nouvelle »

Notre regard sur les choses et les gens est le premier catalyseur à la réalisation de nos rêves

                 Pour faire l’exercice de la spirale : Cliquez sur ce lien youtube   

    https://youtu.be/p6zq7BDSBcc ou ouvrez le fichier en format vidéo en de cet email 

Regardez cette vidéo de la spirale pendant 10 secondes sans la lâcher de vue. Ensuite regardez une des deux paumes de main et voyez alors ce que vous voyez…(cf. PJ lien vidéo). Si cela vous trouble, transférez la vidéo à vos amis…

Cela fait quelques jours que je pense à cette spirale et à écrire quelques lignes à son sujet –sans doute parce que je mesure chaque jour dans mon métier de coach que nos croyances sont les dessinateurs des évènements de notre vie. 

Je me devais d’en parler ici. Si l’exercice de la main vous trouble, alors lisez ces quelques lignes. 

La représentation, le regard que nous portons sur notre quotidien, notre passé et notre futur est influencé, comme cette spirale le fait très vite sur notre vision de l’autre paume de main, par la somme de nos croyances,  de notre éducation,  de nos certitudes, de nos interdits,  de nos espoirs, de nos luttes, de nos acquis d’expérience, et par tout ce qui nous a façonné. 

« Evident, Mon cher Watson » me direz vous, mais on n’est pas sortie de l’auberge car les psys le savent depuis longtemps, que ça ne nous aide pas plus… 

Ah oui ? alors refaites l’exercice de la spirale. 

Encore et encore. 

Automatiquement vous pensez à une signification pour vous au-delà de l’exercice. 

Comme cette spirale agit sur nous immédiatement sur la paume de la main opposée que l’on voit bouger en spirale aussi alors que rien ne se passe dans la réalité physique, le regard plus ou moins intense que nous portons sur les évènements, sur les objets et sur les gens façonne nos expériences. Nos croyances acquises tout au long de la vie et ce « regard sur » va directement influencer notre passé et tous les  événements en cours et futurs de notre vie.

Cette spirale en seulement 10 secondes d’attention a agit sur ce que nous voyons dans notre paume de la main opposée. Alors soyons vigilant avec nous mêmes, car ce que nous nous disons des choses et des gens influence immédiatement tout notre environnement.  De la même façon, notre regard a une influence directe sur ce que nous voyons de notre passé.  Le regard sur notre présent et notre passé c’est par exemple une pensée ou une intention que nous portons sur  des objets, sur notre entourage, sur notre environnement, et ce regard / intention a un effet considérable sur ce qui nous entoure. 

Nos mauvaises pensées et nos craintes, notre optimisme, et nos joies agissent immédiatement comme cette spirale le fait sur la paume d’une de nos mains. 

Alors la bonne nouvelle c’est que nous sommes maîtres à bord de notre vie, à partir du moment où nous sommes conscients de ce phénomène de « projection » de notre système de fonctionnement sur notre environnement. 

On peut évidemment rejeter cette évidence scientifique ou la nier ou l’intégrer dans sa vie. Si cela vous paraît intéressant, bienvenue pour la suite de la lecture. 

Lorsque l’on ne nie plus le lien entre regard-représentation et résultats,  on devient plus conscient que nous pouvons, au contraire de ce qui nous a été dit depuis que nous sommes nés, changer le cours des choses dans notre vie plus rapidement qu’on ne le pense. Par un travail de conscience, on agit déjà directement sur la suite. En coaching, on nomme cela « responsabilité », car ce lien entre le regard que nous portons sur les choses, sur l’entourage et sur les événements extérieurs et les résultats fait de nous  l’acteur, et non pas la victime de notre vie et nous serons moins en situation d’impuissance  (subir la vie). 

Mais j’entends déjà ? « Patrick, un travail sur soi ? c’est quoi ? il faut du temps., et cela ne marchera que quelques jours ». 

Plus qu’un travail, c’est une prise de conscience.  Au contraire de subir on peut juste se dire «  et s’il y avait un lien entre ma façon de voir la vie et ce qui m’arrive ? ». Alors, si ce lien existait vraiment, qu’est ce que cela changerait ? cette manière de penser fera de vous une personne qui avance en prenant en charge une partie importante de sa vie, en arrêtant de toujours penser que les autres sont toujours les responsables de nos difficultés. Penser que ce lien entre regard sur la vie et résultats obtenus puisse exister vous permettra d’ouvrir une porte vers des solutions moins conflictuelles.  

N’oublions pas le lien entre regard porté sur les choses et résultats obtenus …. 

Dans notre histoire personnelle, on peut tous repérer certains bouts d’histoires qui  nous ont marqué, nous ont mis en colère ou qui nous déçu et qui nous ont rendu triste. En tant qu’enfant ou adulte on a tendance à refouler par instinct de défense nos colères et nos tristesses et on oublie ce qui nous a blessé. Un enfant plus qu’un adulte s’adaptera comme il le peut et s’en accommodera. Il lui restera de la tristesse ou de la colère ou des craintes mais bien cachées. Ensuite le temps qui passe fera son effet. Devenu adulte, de temps en temps il rencontrera des situations et des frustrations façonnées par son regard sur la vie qui « rappelleront » ce qui l’a façonné…

Revenir sur ces situations que nous pensions avoir oubliées permet de faire le lien entre regard sur les situations et les résultats.  

Faites le lien entre ce que vous a dit un parent ou un proche lorsque vous aviez 10 ou 18 ans. On n’oublie pas ce qui nous a frustré. Ressortez de votre mémoire cet événement qui vous paraît aujourd’hui anodin, mais il ne l’est pas, il a un impact sur votre présent comme une musique qui revient en boucle. Le but d’un travail sur soi est de nous libérer du poids de notre regard sur les choses et les  autres, ce regard qui a un impact sur ce que l’on voit des autres et des choses et sur ce que l’on se dit à leur sujet. 

Nous  sommes les uniques responsables de la conduite de notre vie. Ce n’est pas vrai ? Recommencez l’exercice de la spirale et de la paume de main …et pensez y, pensez y.  

Alors ? ce n’est qu’un jeu gentil ou troublant ? 

Toutes nos projections façonnent notre réalité. Absolument toutes. C’est un postulat. 

Cela laisse une belle porte ouverte sur nous mêmes. 

Alors découvrons un peu plus qui nous sommes, passons plus de temps à observer le lien entre notre Regard et les conséquences de notre regard sur ce qui se passe dans notre vie au lieu de nous focaliser sur ce que vont penser les autres de nous, à  anticiper leurs actions, à essayer de les satisfaire à tout prix, à comprendre pourquoi l’autre n’a pas fait ce que nous lui avons demandé de faire ou pourquoi les autres s’opposent à nous. 

Oui, les clés sont en nous. Il faut plonger en soi pour que le cours de notre vie soit légèrement différent. 

Un travail sur nous peut passer par des prises de conscience personnelles. On peut se réveiller un matin juste parce qu’on pense qu’il y a un lien entre notre regard et notre représentation de la réalité, sur les résutats et se dire de toute évidence «  mais bien sûr c’était ça ». 

D’autres auront besoin de revivre sans cesse le même exercice de frustration, d’insatisfaction comme dans le film « Un jour sans fin » (notre héros se réveille chaque matin et revit les mêmes journées indéfiniment jusqu’à ce qu’il prenne conscience que quelques chose émane de lui, que les difficultés qui lui pèsent sont reliées à sa façon d’être. Alors un matin il se réveille et un autre nouveau et enfin différent surgit. 

Il y a de nos jours plein de possibilités pour améliorer son quotidien, ses relations avec autrui, quand ces situations nous pèsent trop. Il existe le coaching mais pas seulement. 

Quelle spirale voulez vous voir s’imprimer sur les événements de votre vie ? 

Comme l’écrivait Antoine de Saint Exupéry dans le jolie comte du « Petit Prince » :     

« S’il vous plait, dessines moi un mouton ». Vous voyez le principe … 

La représentation que l’on fait de notre vie. Et puis ce qu’est notre vie, réellement. Tout est dans la représentation. Tout.  Il faut savoir qu’entre ce que l’on désire, que l’on s’imagine et le résultat obtenu, il y a la vie qui défile. Et la vie qui défile est composée de nos projections avec nos interdictions, nos croyances et nos petites joies et nos petits malheurs qui se répètent. Et notre regard sur les choses et les gens est le premier catalyseur à la réalisation de nos rêves. Relisons ensemble ce passage du Petit Prince et j’y ajouterai un exemple anonyme d’échange avec une amie coach. 

” DESSINE MOI UN MOUTON “

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J’adore Saint Exupery et le Petit Prince en particulier. A la maison en l’avait en 3 exemplaires dont un très vieux et superbement illustré. A un moment j’avais même entrepris d’apprendre ce fameux passage par cœur … Alors voilà ce qu’il m’en reste …

« Vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !

– Hein!

– Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis:

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton…

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

– Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre :

– Non! Non! Je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors j’ai dessiné.

Il regarda attentivement, puis:

– Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Je dessinai.

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:

– Tu vois bien… ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes…

Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :

– Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci.

Et je lançai:

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge:

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?

– Pourquoi ?

– Parce que chez moi c’est tout petit…

– Ça suffira sûrement. Je t’ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin:

– Pas si petit que ça… Tiens ! Il s’est endormi…

Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit Prince. »

Alors aujourd’hui pourquoi ce texte me parle …

Parce que j’ai l’impression que la vie en fait c’est tout à fait ce passage du Petit Prince…

Il y a ce que l’on se représente, ce que l’on imagine et puis le réel, qui est parfois bien différent de ce que l’on avait imaginé de prime abord. En discutant récemment avec une amie elle me dit en réaction à ce passage du Périt Prince : 

« C’est bien simple, dans ma vie actuelle rien n’est en phase avec ce que j’avais imaginé il y a quelques années. Pourtant je t’assure je l’avais rêvé et imaginé très fort ! »

Elle continuait et me dit : Un exemple simple. Si on avait demandé le portrait-robot de l’homme idéal il y a quelques années j’aurais répondu : grand, musclé, blond aux yeux clairs et romantique, tu sais, le genre de type à écrire des lettres d’amour en vers ou à me faire des déclarations d’amour à la guitare [comment ça ça n’existe pas ??]. 

Bref, continua-t-elle « aujourd’hui mon amoureux est brun, pas forcément très grand, plutôt gabarit crevette et ses mots d’amour en 5 ans de vie de couple se comptent sur les doigts d’une main [allez chéri, je t’accorde les deux mains !!] ». Elle poursuivit : 

« Si on m’avait demandé la qualité principale du job de mes rêves j’aurais répondu sans hésiter et du tac au tac : la sécurité / stabilité. Aujourd’hui je suis à mon compte ». [Niveau stabilité, on a connu mieux]. Elle est coach.  

Alors je lui demandais : voudrais tu des enfants ?

Sa réponse fut : « Il y a quelques années je m’imaginais maman très jeune (trop jeune ?). Aujourd’hui, même si je rêve plus du tout de l’être un jour, j’apprécie d’avoir encore le temps de savourer et d’avoir des projets à deux ».

En lui montrant des planches à dessin de montons ramassés dans une édition pour adulte du Petit Prince, je les lui tendis.

« Alors aujourd’hui mon mouton à moi est peut-être un peu plus gris que ce que j’aurais imaginé, un peu moins bouclé et un peu plus petit, aussi. Mais il est là, réel, vivant. Et finalement, je l’aime comme cela. Tout comme j’aime profondément ma vie. Peut-être moins parfaite, plus aléatoire et cabossée que la vie dont j’aurais pu rêver. Mais c’est la mienne. Et elle me convient comme cela ».

La vie est une question de représentation et d’accord avec cette représentation. Dans la cas de mon amie cela lui convient. 

Dans le cas inverse, n’hésitez pas à vous demander ce que vous dupliquez indéfiniment dans votre vie. Vous pouvez faire quelquechose pour influer sur le cours de vos représentations.

Que Dieu vous garde,

Merci de m’avoir lu 

Patrick Krzyzosiak 

Coach habilité

Paris le 20 octobre 2019