À quel jeu joue-t-on ?

« Oui, mais » est tout un symbole. Il est le premier signe d’un « je ne t’écoute pas », qui est reçu négativement par l’autre  comme un  « je ne compte pas puisqu’il me dit Oui, mais ». 

J’ai trouvé le film « Oui, mais  » de Gérard Jugnot très intéressant ( film de 2001) notamment sur les jeux conscients et inconscients que chacun joue dans les relations, parce qu’on y trouve son compte. On comprend bien que ces jeux pas si drôles que ça, créent des sortes de  « zones d’inconfort confortables » entre soi et les autres parce qu’on s’y est habitué, et quand on ne sait pas, n’ose pas, ne veut pas vraiment exprimer son malaise, jusqu’à ce que le coût devienne trop important. Mais on peine à quitter ce jeu car on préfère ce que l’on connaît à ce qu’on ne connait pas. 

 Les jeux psychologiques dans les échanges entre les personnes sont notre lot quotidien : reproches, colères, critiques spontanées, dureté, incapacité à dire non, faire plaisir, se plaindre continuellement, dépasser ses limites….Ces jeux nous font exister face à aux autres afin de leur soutirer de l’attention.

À quel jeu joue t-on pour être vu et pour compter ? quel rôle inconscient ou conscient prend-on pour obtenir que les autres fassent pour nous ? Combien je donne pour recevoir la reconnaissance dont j’ai besoin ? 

Dans nos échanges, le «  Oui, mais moi je suis ton chef… ton client … ta mère … » est le signe qu’il y a un jeu psychologique en cours entre 2 personnes. Quand c’est le cas, la tension monte entre 2 personnes et traduit le besoin de reconnaissance non comblé de l’un des 2 « joueurs ». Oui mais est un constat flagrant  de non écoute où notre point de vue doit s’imposer à l’autre. 

Voici 2 extraits du film que je trouve très parlant :  

Description des rôles des 3 types de joueurs :

Et, un exemple de nos zones d’inconfort confortables : 

Patrick, krzyzosiak, coach habilité, 27 octobre 2024

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